2 étoiles, C

City

City d’Alessandro Baricco

Roman d’Alessandro Baricco publié initialement en 1999.

L‘histoire principale est celle d’un petit génie de 12 ans, Gould, que son entourage croit destiné au prix Nobel. Avec lui, il y a Shatzy, sa gouvernante excentrique et un peu paumée. Au-delà de leur relation professionnelle se noue entre ces deux êtres une amitié faite de compréhension, de tendresse et d’amour. Dans leur vie, il y a aussi les professeurs de l’université dans laquelle étudie Gould. Parmi ceux-ci se détache la figure du professeur Kilroy auteur d’un essai sur l’honnêteté intellectuelle. Mais, Gould et Shatzy sont décalés et étrangers dans un monde qui ne leur correspond pas. Pour fuir cette réalité, Gould s’invente une histoire de boxe lorsqu’il est dans la salle de bain et Shatzy, elle raconte le scénario d’un western de son cru.

Croyant retrouver la légèreté de Soie, j’ai été déçu. Dans ce roman, trois récits s’entrecroisent. Trois histoires sans queue ni tête, avec des personnages complètement éclatés. La lecture est très lourde et les longueurs m’ont fait décrocher à plusieurs reprises. La construction est très particulière car le récit saute d’une histoire à l’autre sans transition. Par contre, les personnages de Gould et de Shatzy sont très touchants, on sent leur souffrance sans qu’elle soit exprimée clairement, elle est tout simplement suggérée.

La note : 2 étoiles

Lecture terminée le 26 mars 2011

Sixième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « Même les livres, ou les films, c’est la même chose. Plus toc que ça tu meurs, et si tu vas voir qui est derrière ça, tu peux parier que tu trouveras que des sacrés fils de pute, mais en attendant tu vois là-dedans des choses que tu ne risques pas de voir en allant te promener dans la rue, et dans la vraie vie jamais tu ne les trouveras. »  Page 49
  • « Belle la putain de Closingtown, belle. Noirs les cheveux de la putain de Closingtown, noirs. Des dizaines de livres, dans sa chambre, au premier étage du saloon, elle les lit pendant qu’elle attend, des histoires avec un début et une fin, si tu lui demandes elle te les racontera. »  Page 93
  • « Va vers la porte. Sur le mur il voit la photo encadrée d’une fille qui fait semblant de lire un livre. Elle a les cheveux rassemblés sur la nuque, et le cou mince, parfait. »  Page 311
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