3 étoiles, S

SS-GB

SS-GB De Len Deighton

Roman de Len Deighton publié initialement en 1978.

Novembre 1941, les forces britanniques ont capitulées suite à l’invasion allemande. Le roi a été fait captif. Soumis au régime nazi, les anglais tentent de survivre dans la misère de l’occupation. Le commissaire Archer, de Scotland Yard, doit enquêter sur un meurtre étrange. Celui-ci semble d’abord lié à des opérations du marché noir, mais rapidement il prend une haute importance politique. Archer a non seulement à résoudre le meurtre mais cette enquête va le conduire au cœur des conflits de pouvoirs entre les départements de l’administration allemande, l’ancienne armée britannique et la résistance.

La prémisse de départ est intéressante : que se serait-il passé si les Nazis avaient occupé la Grande-Bretagne lors de la seconde guerre ? Bien que ce roman soit classé l’un des meilleurs en son genre, j’ai été très déçu par celui-ci. C’est un roman d’espionnage et policier à la fois. L’intrigue est riche mais très complexe. L’auteur dépeint bien la férocité des combats de rue et les rapports entre les allemands et les britanniques. Malheureusement, ce roman s’adresse aux initiés de l’armée allemande. J’étais perdu dans les liens entre les Standartenführer, les Gruppenführer, les SS, la Gestapo… ce qui m’a fait perdre le fils de l’histoire à plusieurs reprises.

La note : 3 étoiles

Lecture terminée le 29 mai 2011

Onzième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « Peu après son affectation à Scotland Yard, Douglas avait trouvé un prétexte pour entrer dans la pièce déserte et l’étudier avec cet émerveillement respectueux qui vous reste quand on a eu une enfance nourri de romans policiers. » Page 16
  • « Ce petit labyrinthe de rues étroites et de ruelles abritait un mélange d’ouvriers londoniens, de boutiquiers italiens, de riches touristes, qui trouvaient dans ces venelles tortueuses et dans ces vieux immeubles grinçants un peu du Londres qu’ils avaient découvert dans Dickens, mais qui avait l’avantage d’être proche des magasins élégants et des restaurants à la mode. » Page 20
  • « Pas de livres, pas de photos, rien de personnel. On se serait cru dans une sorte de chambre d’hôtel un peu améliorée. » Page 22
  • « Douglas n’arrivait pas à découvrir ce qui se passait dans la tête de cet homme, alors qu’il avait la désagréable impression que Huth lisait en lui comme dans un livre. » Page 54
  • « Les équipes de rafle avaient maintenant installé leurs tables pliantes et leurs fauteuils de toile. Des soldats tapaient à la machine les formulaires pour les faire signer par l’officier dirigeant l’opération. On ne se contentait pas de recenser les gens, on appliquait la même diligence aux papiers, aux livres et aux dossiers que ceux qui menaient les perquisitions ne cessaient d’apporter du bâtiment. » Page 107
  • « Ils eurent pour le repas du soir un petit bout de poisson bouilli, et, après avoir couché le jeune Douggie, Douglas gagna sa chambre. Il avait mis de côté un tout petit peu de scotch; il en versa un verre à Mme Sheenan et emporta le sien au lit, avec un roman d’Agatha Christie. Mais il n’en avait pas lu plus de quatre pages que le commissaire dormait à poings fermés. » Page 112
  • « Se détournant, il examina les livres sur les rayonnages, se forçant à lire les titres et à chasser le reste de son esprit. Encyclopedia Britannica, quatorzième édition, quatre guides de Londres, l’un d’eux avec le dos fendu, un gros catalogue de Sears-Roebuck avec une douzaine de marque-pages, un annuaire téléphonique de New York, un petit atlas, un dictionnaire anglais de poche et le même en allemand. » Page 156
  • « Au début de Charing Cross Road, Douglas s’arrêta pour jeter un coup d’œil à un éventaire de livres d’occasion. » Page 211
  • « C’était une pièce exiguë, mais cet Allemand avait fait de son mieux pour la rendre confortable. Aux murs, il y avait un petit crucifix ancien, le Christ aux traits crispés et anguleux, à n’en pas douter allemand dans son agonie civilisée. Au-dessus du lit métallique, une carte postale en couleur d’une Madone à l’enfant de Giotto. Douglas jeta un coup d’œil aux livres de l’étagère : une biographie de Wagner, Wordsworth en traduction, une Bible, des romans policiers allemands et des manuels d’échecs. » Page 243
  • « – Vous êtes vraiment un personnage sorti d’un roman policier d’autrefois, fit Spode. Un policier doit rechercher les moyens, les mobiles et l’occasion. Ça n’est pas ce qu’on dit aux inspecteurs dans les collèges?
       – Non, répondit Douglas. On ne leur dit ça que dans les romans policiers. » Page 247
  • « Que Douglas ne reconnût pas la vérité de ces affirmations ne changeait rien pour le vieil homme. Cela ne diminua même pas le débit du récit. « Archer, du Yard ! Ça alors ! Je suis les faits divers. Dans le roman comme dans la vie. Chez moi, à Forbach, j’ai toute une pièce pleine de livres, de magazines et de coupures de presse. » Il ôta son chapeau de toile cirée pour se gratter la tête. « Je lisais quelque chose sur vous… il n’y a pas longtemps… J’avais entendu parler de vous avant, bien sûr : vous êtes célèbre…, mais j’ai lu quelque chose sur vous. Où est-ce que je lisais quelque chose sur lui, Walter? » Page 261
  • « – C’est encore pire, fit Mayhew. L’évasion de la famille royale trouvera dans tous les manuels d’histoire qu’on va écrire. » Page 279
  • « – Peut-être vaut-il mieux que les livres d’histoire racontent simplement qu’il est mort en brave? » Page 279
  • « – Ne soyez pas agressif, Archer, fit Mayhew d’une voix sourde qui était d’autant plus menaçante qu’elle vibrait de sincérité. Mais dites-moi comment je suis censé m’arranger de votre conte de fées… » Page 279
  • « Douglas commença par le marché de Caledonian Road. Il le connaissait déjà avant la guerre. Le dimanche, tout Londres venait là acheter n’importe quoi, depuis de vieux vêtements jusqu’à de l’argenterie ancienne. Souvent, Douglas avait suivi d’un pas impatient son oncle Alex qui examinait des amoncellements de pièces de radio, des machines à écrire cassées et des piles de vieux bouquins » Page 321
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