3,5 étoiles, I

L’Île mystérieuse

L’Île mystérieuse de Jules Verne

Editions Gründ; Publié en 2005; 639 pages

Quinzième roman de Jules Verne publié initialement en trois parties : Les naufragés de l’air (1874), L’Abandonné (1875) et Le secret de l’île (1875).

Durant la Guerre de Sécession, cinq prisonniers Yankees décident de s’évader du siège de Richmond à l’aide d’une montgolfière. Suite à un ouragan, le ballon s’échoue sur une île déserte du Pacifique. Les cinq hommes, après avoir mené une exploration de l’île, décident d’exploiter les richesses de celle-ci. Grâce aux connaissances sans fin de l’ingénieur Cyrus Smith, la petite colonie deviendra rapidement prospère. Cependant, quelques événements irrationnels vont attirer l’attention de l’ingénieur et l’amèneront à penser qu’ils ne sont pas seuls sur l’île.

Ce livre est intéressant malgré ses longueurs. Les personnages sont vraiment attachants. On y découvre cinq hommes plein de courage qui essayent de s’en sortir. De la survie, ils passeront à l’aisance exploitant ainsi les richesses de l’île et en bénéficiant d’une « aide divine ». Les descriptions techniques (via le personnage de l’ingénieur) sont associées aux courtes aventures mais elles alourdissent le texte. De plus, cette technique d’écriture nous fait paraitre l’ingénieur comme un surhomme capable de tout faire. Enfin, le mystère de l’île est intriguant, et on a vraiment envie de découvrir quelle en est la nature.

La note : 3,5 étoiles

Lecture terminée le 24 juillet 2011

Treizième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « Les héros imaginaires de Daniel Defoe ou de Wyss, aussi bien que les Selkirk et les Raynal, naufragés à Juan-Fernandez ou à l’archipel des Auckland, ne furent dans un dénuement aussi absolu. » Page 53
  •  « Pencroft avait trouvé dans les herbes une demi-douzaine de nids de tétras, ayant chacun de deux à trois œufs. Il eut grand soin de ne pas toucher à ces nids, auxquels leurs propriétaires ne pouvaient manquer de revenir. Ce fut autour d’eux qu’il imagina de tendre ses lignes – non des lignes à collets, mais de véritables lignes à hameçon. Il emmena Harbert à quelque distance des nids, et là il prépara ses engins singuliers avec le soin qu’eût apporté un disciple d’Isaac Walton ». Page 60
  •  « La chape de zinc fut fendue dans toute sa larguer, puis rabattue sur les côtés de la caisse, et, peu à peu, divers objets de nature très différente furent extraits et déposés sur le sable. … Il y avait là des livres qui auraient rendu Harbert fou de joie, et des ustensiles de cuisine que Nab eût couverts de baisers ! Du reste, les colons eurent lieu d’être extrêmement satisfaits, car cette caisse contenait des outils, des armes, des instruments, des vêtements, des livres, et en voici la nomenclature exacte, telle qu’elle fut portée sur le carnet de Gédéon Spilett :

    Livres :
    1 bible contenant l’Ancien et le Nouveau testaments.
    1 Atlas.
    1 dictionnaire des divers idiomes polynésiens.
    1 dictionnaire des sciences naturelles, en six volumes.

    « Il faut avouer, dit le reporter, après que l’inventaire eut été achevé, que le propriétaire de cette caisse était un homme pratique ! Outils, armes, instruments, habits, ustensiles, livres, rien n’y manque ! » »  Pages 229 à 231
  •  « – Mais n’y a-t-il sur ces instruments, sur ces outils, sur ces livres, aucune marque, aucune adresse, qui puisse nous en faire reconnaître la provenance ? » demanda Gédéon Spilett. C’est à voir. Chaque objet fut donc attentivement examiné, principalement les livres, les instruments et les armes.

    Quant aux dictionnaires des sciences naturelles et des idiomes polynésiens, tous deux étaient anglais, mais ils ne portaient aucun nom d’éditeur, ni aucune date de publication.
    De même pour la Bible, imprimée en langue anglaise, in-quarto remarquable au point de vue typographique, et qui paraissait avoir été souvent feuilletée.
    Quant à l’atlas, c’était un magnifique ouvrage, comprenant les cartes du monde entier et plusieurs planisphères dressés suivant la projection de Mercator, et dont la nomenclature était en français, – mais qui ne portait non plus ni date de publication, ni nom d’éditeur. » Pages 232 et 233
  • « Ce jour-là – 29 octobre – était précisément un dimanche, et, avant de se coucher, Harbert demanda à l’ingénieur s’il ne voudrait pas leur lire quelque passage de l’Évangile.
    « Volontiers », répondit Cyrus Smith.
    Il prit le livre sacré, et allait l’ouvrir, quand Pencroff, l’arrêtant, lui dit :
    « Monsieur Cyrus, je suis superstitieux. Ouvrez au hasard, et lisez-nous le premier verset qui tombera sous vos yeux. Nous verrons s’il s’applique à notre situation. »
    Cyrus Smith sourit à la réflexion du marin, et, se rendant à son désir, il ouvrit l’Évangile précisément à un endroit où un signet en séparait les pages.
    Soudain, ses regards furent arrêtés par une croix rouge, qui, faite au crayon, était placée devant le verset 8 du chapitre VII de l’Évangile de saint Matthieu.
    Et il lut ce verset, ainsi conçu :
    Quiconque demande reçoit, et qui cherche trouve. » Page 234
  •  « Les colons s’approchèrent alors du singe et le considérèrent attentivement. … C’était un orang … On sait que Buffon posséda un de ces singe, qui le servit longtemps comme un serviteur fidèle et zélé. » Page 274
  •  « D’ailleurs, il profitait pour s’instruire de tous les loisirs que lui laissaient les occupations manuelles, il lisait les quelques livres trouvés dans la caisse, et, après les leçons pratiques qui ressortaient de la nécessité même de sa position, il trouvait dans l’ingénieur pour les sciences, dans le reporter pour les langues, des maîtres qui se plaisaient à compléter son éducation. » Pages 299 et 300
  •  « – Et pourtant, ajouta Pencroff, qui montra une certaine difficulté à se résigner, le monde est bien savant ! Quel gros livre, monsieur Cyrus, on ferait avec tout ce qu’on sait !
    – Et quel plus gros livre encore avec tout ce qu’on ne sait pas », répondit Cyrus Smith. » Page 567
  •  « – Ce français que le hasard jeta à mon bord il y a seize ans ?
    – Lui-même.
    – Cet homme et ses deux compagnons n’ont donc pas péri dans le Maëlstrom, où le Nautilus s’était engagé?
    – Ils n’ont pas péri, et il a paru, sous le titre de Vingt mille lieues sous les mers, un ouvrage qui contient votre histoire. » Page 585
  •  « Il ignorait donc que le Français et ses deux compagnons eussent été miraculeusement rejetés à la côte, que des pêchers des îles Loffoden les avaient recueillis, et que le professeur, à son retour en France, avait publié l’ouvrage dans lequel sept mois de cette étrange et aventureuse navigation du Nautilus étaient raconté et livrés à la curiosité publique. » Page 590
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