5 étoiles, A

L’Assassin royal, tome 01 : L’apprenti assassin

L’Assassin royal, tome 01 : L’apprenti assassin de Robin Hobb

Éditions J’ai Lu (Fantasy) no 5632; Publié en 2001; 510 pages

Premier tome de la série L’assassin royal paru initialement en 1995 sous le titre « The Farseer Trilogy, Book 1 : Assassin’s Apprentice ».

Au château de Castlecerf, un modeste grand-père arrive avec son petit fils. Il prétend qu’il s’agit du bâtard de Chevalerie, le prince héritier. Sa famille ne pouvant l’entretenir, il laisse le petit aux soins du garde de service. L’homme conduira l’enfant au prince Vérité alors présent à Castlecerf. Il charge Burrich, le bras droit du prince Chevalerie, d’élever l’enfant. Le jeune sera ainsi garçon d’écurie jusqu’à ce que le roi en décide autrement. Malgré son très jeune âge, il démontre des dispositions pour une ancienne forme de magie obscure appelée le Vif. Ce don lui permet de communiquer avec les chiens. Le roi Subtil décidera finalement de le prendre sous son aile, afin de s’assurer sa fidélité. On l’appellera désormais Fitz et il commencera son entraînement d’assassin du roi.

J’ai littéralement dévoré ce premier tome de la série « l’Assassin royal ». Dans ce monde médiéval-fantastique, les intrigues de la cour abondent et l’on cherche à découvrir qui manipule qui. Le scénario est bien ficelé et les situations tendues tiennent en haleine. La richesse des personnages, qui sont psychologiquement bien travaillés, bonifie l’histoire. Ils sont extrêmement attachants même si dans ce premier tome, certains ne sont pas encore assez développés. L’auteur s’attarde beaucoup à décrire les états d’âmes de Fitz, il permet ainsi de bien le comprendre et de s’y attacher. Bien que le rythme soit un peu lent, il donne l’occasion de bien camper le royaume, les personnages et les intrigues pour nous donner l’envie de poursuivre la lecture de cette série.

La note : 5 étoiles

Lecture terminée le 26 août 2011

Quinzième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « Des grimoires et des rouleaux gisaient un peu partout, comme si leur rareté ne présentait aucun intérêt. » Page 90
  • « Il effleura d’un doigt appréciateur le parchemin sur lequel il travaillait. « Continue à travailler comme ça et avant la fin de l’hiver je te permettrai de faire une copie des Remèdes de la reine Florissante. Qu’en dis-tu ? »
    Je m’efforçai de sourire et de prendre l’air flatté. On ne confiait pas les travaux de copie aux élèves, en général ; le bon papier était trop rare et un coup de pinceau inconséquent pouvait gâcher toute une feuille. Les Remèdes, je le savais, étaient une compilation de prophéties et d’études sur les propriétés des simples qui n’avait rien de compliqué, mais tout travail de copie était en soi un honneur. » Page 127
  • « – Merci ; c’est promis. Tu t’intéresses aux plantes et aux racines ? Je ne savais pas qu’un scribe s’occupait de ce genre de choses. » Je compris subitement qu’elle me prenait pour l’assistant du scribe et je ne vis aucune raison de la détromper. « Oh, Geairepu se sert de beaucoup de produits pour ses colorants et ses encres. Certaines de ses copies sont toutes simples, mais d’autres sont plus décorées, avec des oiseaux, des chats, des tortues et des poissons ; il m’a montré un herbier, une fois, dont les bords de chaque page étaient enluminés avec le feuillage et les fleurs de la plante représentée.
    – Comme j’aimerais voir ça ! s’exclama-t-elle d’un ton si sincère que je me mis aussitôt à imaginer diverses façons d’emprunter l’ouvrage pour quelques jours.
    – Je pourrais peut-être t’en procurer un exemplaire à lire… pas pour le garder, mais pour l’étudier deux ou trois jours », proposai-je, hésitant.
    Elle éclata de rire, mais avec un soupçon d’amertume. « Comme si je savais lire ! Ah, mais je suppose que tu as appris quelques lettres, à faire les courses du scribe ? » Page 137
  • « On aurait dit des marionnettes, expliquai-je, des pantins de bois qui auraient pris vie et qui jouaient une pièce monstrueuse. Et s’ils nous avaient vus, ils n’auraient pas hésité à nous tuer pour nous voler nos chevaux, nos manteaux ou un bout de pain. Ils… » Je cherchai mes mots. « Ce ne sont même pas des animaux. Il n’émane rien d’eux. Rien. Ils sont comme des objets sans lien entre eux, comme des livres sur une étagère, ou des pierres, ou… » Page 214
  • « Elle fut en grande partie autodidacte : maîtrisant très tôt la lecture et l’écriture, elle dévora dès lors tous les manuscrits, livres et tablettes qui lui tombaient sous la main avec un appétit insatiable et dépourvu de discrimination. » Page 259
  • « Vint un jour où Auguste put regarder une page de livre et où, à l’autre bout du sommet de la tour, son partenaire réussit à la lire à haute voix, cependant qu’un autre groupe formé de deux paires faisait une partie d’échecs dans laquelle ceux qui commandaient les mouvements étaient incapables de voir l’échiquier. » Page 335
  • « Je me réveillai tôt le lendemain pour prendre ma place dans la caravane nuptiale ; elle emportait des présents somptueux, témoignages des liens nouveaux entre les familles. … Et puis, il y avait des ouvrages savants, sous la forme de plusieurs herbiers parmi les mieux illustrés de Geairepu, de tablettes médicales et d’un manuscrit sur la fauconnerie, reproduction fidèle et soignée de celui qu’avait rédigé Fauconnier lui-même. Ces derniers articles constituaient mon prétexte pour accompagner la caravane. » Pages 415 et 416
  • « Chaque soir, je vérifiais le contenu de mon coffre et m’employais à empêcher les racines de se dessécher complètement et les cahots d’endommager les manuscrits et les tablettes. » Page 422
  • « Mais de plus près, nous vîmes entre les grands édifices des tentes, des huttes temporaires et toutes sortes de petits abris ; car à Jhaampe, seuls les bâtiments publics et les demeures royales sont permanents : tout le reste varie au gré des marées de pèlerins venus visiter leur capitale, requérir un jugement de la part de l’Oblat, comme ils appellent le roi ou la reine, admirer les édifices où sont conservés leurs trésors et leurs ouvrages savants, ou plus simplement commercer et renouer avec d’autres nomades. » Page 428
  • « Ce fut une journée de grandes festivités ; les entrées du palais avaient été ouvertes toutes grandes et les gens étaient venus de toutes les vallées, de toutes les combes du Royaume des montagnes pour assister à la déclaration de voeux. Poètes et ménestrels donnèrent leurs spectacles, on échangea encore une fois des cadeaux – cette occasion, j’offris solennellement les herbiers et les plantules qu’on m’avait confiés -; les animaux de reproduction envoyés des Six-Duchés furent exhibés, puis donnés à ceux qui en avaient le plus besoin, ou le plus de chances d’en tirer le meilleur parti ; ainsi, un bélier ou un taureau, accompagné d’une ou deux femelles, pouvait être remis à un village comme présent commun à tous les habitants. Tous les cadeaux, volailles, bestiaux, grain ou métal, furent apportés au palais afin que tous puissent les admirer. » Page 452
  • « Dans la grande Bibliothèque de Jhaampe se trouve une tapisserie qui, dit-on, représente une carte de la route à suivre à travers les montagnes pour accéder au Désert des Pluies. Comme pour nombre de cartes et de livres de Jhaampe, ces informations avaient été jugées si vitales qu’elles furent codées sous forme d’énigmes et de rébus. » Page 501
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s