3,5 étoiles, F

La ferme des animaux

La ferme des animaux de George Orwell

Éditions Folio ~ Publié en 1991 ~ 151 pages

Neuvième roman de George Orwell paru initialement en 1945 sous le titre « Animal Farm ».

Réunis par Sage l’Ancien dans la grange, les animaux de la ferme du Manoir l’écoutent avec attention raconter son rêve prémonitoire. Ce vieux cochon leur explique que l’origine de leur condition misérable n’est autre que l’Homme. Vivre sans l’Homme, renverser la hiérarchie des relations, inverser la domination, serait le salut du monde animal. Peu après la mort de Sage, les animaux se révoltent contre leur maître afin d’acquérir cette liberté réservée aux humains. Solidaires, ils s’organisent en se répartissant les tâches de manière équitable. Puis, certains se chargent de la gestion et de la coordination des activités. Ils vont inévitablement s’octroyer des privilèges. Tout ce qui était répugnant chez les hommes deviendra-t-il finalement le quotidien des animaux ?

C’est un livre intéressant, il résume de façon simple et imagée l’installation d’un pouvoir totalitaire et d’une dictature. Il dénonce habilement la soif de pouvoir des hommes et leur capacité à manipuler la population. Pour parvenir à leur fin, ils utilisent entre autre la propagande, la peur et l’exclusivité du savoir. Certains personnages sont très intéressant comme Malabar, le cheval, qui soutient toujours aveuglément le cochon Napoléon ; le vieil âne Benjamin, qui comprend immédiatement que tout le monde se fait manipuler et Boule de neige qui représente le traitre et qui permet à Napoléon de justifier ses décisions. C’est une métaphore très réussie et criante de vérité sur la nature humaine. Je suis consciente de la profondeur de ce livre, qui reste tout à fait actuel. Mais, il ne m’a pas passionné car il manque de rythme. Il y a de grands temps morts, surtout l’épisode de la construction du moulin.

La note : 3,5 étoiles

Lecture terminée le 12 décembre 2011

Ving-cinquième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « Les cochons révélèrent qu’ils avaient appris à lire et à écrire, au cours des trois derniers mois, dans un vieil abécédaire des enfants Jones (ceux-ci l’avaient jeté sur un tas d’ordures, et c’est là que les cochons l’avaient récupéré). » Page 27
  • « Les cochons avaient fait de la sellerie leur quartier général. Là, le soir, ils étudiaient les arts et métiers : les techniques du maréchal-ferrant, ou celles du menuisier, par exemple à l’aide de livres ramenés de la ferme. » Page 34
  • « En quelques semaines, Boule de Neige mit définitivement au point ses plans. La plupart des détails techniques étaient empruntés à trois livres ayant appartenu à Mr. Jones : un manuel du bricoleur, un autre du maçon, un cours d’électricité pour débutants. » Page 52
  • « Le parquet lisse de l’endroit étant propice à qui veut dresser des plans, il s’enfermait là des heures durant : une pierre posée sur les livres pour les tenir ouverts, un morceau de craie fixé à la patte, allant et venant, traçant des lignes, et de temps à autre poussant de petits grognements enthousiastes. » Page 52
Publicités

2 réflexions au sujet de “La ferme des animaux”

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s