4,5 étoiles, F

Le fléau, tome 1

Le fléau, tome 1 de Stephen King.

Éditions J’ai Lu ~ Publié en 1992 ~ 510 pages

Quatrième roman de Stephen King paru initialement en 1978 sous le titre « The stand ». Ce roman a fait l’objet d’une réédition augmentée en 1990.

En 1990, dans un laboratoire de l’armée américaine, un virus mortel est libéré dans les locaux. Un bris dans la sécurité va permettre à Charlie Campion de quitter le bâtiment. Il contaminera en premier lieu les membres de sa famille et tout les gens qu’il croisera dans sa fuite. Le taux de contamination est de 94,4%. Cette Super-grippe décimera par la suite la population d’un bout à l’autre des États-Unis. Les survivants qui semblent être immunisés devront faire face à la disparition de la civilisation. Seul ne sachant que faire, ni où aller les survivants voudront retrouver leurs semblables. Va alors commencer pour ceux-ci un long périple dans lequel ils devront enjamber les cadavres pourrissants. Leurs rêves seront visités soit par le terrifiant Homme noir soit par Mère Abigaël une afro-américaine originaire du Nebraska, âgée de 108 ans.

Ce premier tome met en scène une galerie de personnages plus intéressants les uns que les autres. De ceux-ci quelques-uns seulement vont survivre. La mise en place des personnages est particulièrement efficace, on passe d’une personne à l’autre, d’une histoire à l’autre, d’une ville à l’autre sans perdre le rythme. On devient alors témoin de la propagation inexorable de la maladie. J’ai été prise par l’histoire dès les premières pages et me suis laissée entraîner avec délectation jusqu’à la dernière page. Stephen King n’y va pas dans la dentelle lorsqu’il décrit les cadavres, les agonies et les mesures prises par le gouvernement lors de cette apocalypse. La fin de notre société par la propagation d’un virus semble tellement crédible que c’est saisissant. Vivement la suite.

La note : 4,5 étoiles

Lecture terminée le 25 décembre 2011

Le Fléau – Tome 2 – Tome 3

Ving-sixième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « Et elle se mit à rire d’elle-même, d’un rire un peu amer. Tu en fais toute une histoire, se dit-elle, comme si le monde entier attendait cette nouvelle. Chapitre six : Hester Prynne annonce au révérend Dimmesdale l’arrivée imminente de Pearl. Non, ce n’était pas Dimmesdale, mais Jess Rider, vingt ans, un an de moins que Notre Héroïne, la jolie Fran. » Page 38
  • « Mais il m’a fait prendre mon sac à dos et n’est-ce pas Robert Frost, le grand poète, qui disait que chez soi, c’est l’endroit où il faut bien qu’on vous ouvre la porte quand vous vous pointez, ou quelque chose de genre ? » Page 81
  • « – Jess veut bien faire, reprit-elle; il est plein de bonnes intentions. Mais… nous sommes allés à un récital de poésie au début de l’année. Un type qui s’appelait Ted Enslin. C’était plein. Tout le monde écoutait très sagement… très attentivement… pour ne pas perdre un mot. Et moi… tu me connais.
    Il lui passa gentiment le bras autour du cou :
    – Franny a eu le fou rire.
    – Exact. Tu me connais vraiment bien.
    – Un peu, en tout cas.
    – Un fou rire juste comme ça, sans aucune raison. Et je me disais : « Il est cradingue, cradingue, on est tous venus là pour écouter un vieux dingue cradingue. » Il y avait du rythme, comme une chanson à la radio. Et j’ai eu le fou rire. Je ne voulais pas. Rien à voir avec les poèmes de Ted Enslin, ils étaient très bons, rien à voir avec son allure. C’était la manière dont les autres le regardaient. » Pages 94 et 95
  • « – Si ! répondit-il brusquement, désemparé tout à coup. Je suis un vieil homme qui essaie de donner un conseil à sa fille, comme un singe qui voudrait apprendre à un ours à se tenir à table. Un ivrogne m’a pris mon fils il y a dix-sept ans et ma femme n’a jamais plus été la même depuis. J’ai toujours vu la question de l’avortement en pensant à Fred. On dirait que je suis incapable de faire autrement comme toi tu étais incapable d’arrêter ton fou rire à ce récital de poésie, Frannie. Ta mère te donnerait toutes les raisons habituelles. Elle te parlerait de morale. Une morale vieille de 2 000 ans. Le droit à la vie. Toute notre morale occidentale est fondée là-dessus. J’ai lu les philosophes. Je fouille dans leurs livres comme ta mère fouille dans les étagères des supermarchés. Ta mère en est restée au Reader’s Digest, mais c’est moi finalement qui argumente avec mon cœur, et elle avec les codes de morale. Je vois Fred, c’est tout. Il était complètement démoli. Aucune chance de s’en sortir. Les cocottes pro-vie brandissent leurs photos de bébés nageant dans de l’eau salée, leurs photos de bouts de bras et de jambes sur des tables d’acier inoxydable. Et puis après ? La fin d’une vie n’est jamais jolie. Moi je vois Fred, couché sur ce lit pendant sept jours, enveloppé dans ses bandes, comme une momie. La vie ne vaut pas cher, et l’avortement la rend encore moins chère. Je lis plus qu’elle, mais c’est elle qui a les idées plus claires en fin de compte. Ce qu’il faut faire, ce qu’il faut dire… tout ça dépend si souvent de jugements arbitraires. Je n’arrive pas à l’accepter. C’est comme un blocage dans ma gorge, coir que toute véritable logique semble procéder de l’irrationalité. De la foi. Tu trouves que j’ai les idées passablement embrouillées, non ? » Pages 97 et 98
  • « Sa pièce favorite avait toujours été l’atelier de son père, dans l’appentis qui reliait la maison à la grange. On y entrait par une petite porte qui faisait à peine un mètre cinquante de haut, presque cachée derrière le vieux poêle à vois de la cuisine. Un excellent début, cette porte : délicieusement petite et dissimulée, comme les portes des contes de fées ou des rêves. Quand elle avait grandi, il lui avait fallu se pencher pour passer, comme le faisait son père – sa mère ne mettait jamais les pieds dans l’atelier, à moins d’y être absolument obligée. C’était une porte comme celles qui s’ouvrent sur un monde de rêve dans Alice aux pays des merveilles. Un temps, elle s’était amusée à croire, sans le dire même à son père, qu’un jour, en l’ouvrant, ce ne serait pas dans le tout l’atelier de Peter Goldshmith qu’elle trouverait, mais un passage souterrain qui la conduirait du pays des merveilles à Hobbiton, un tunnel étroit mais presque douillet avec son plafond tapissé de grosses racines qui vous faisaient une bonne bosse si vous vous cogniez le front. Un tunnel qui sentait non pas la terre humide, les vers et les vilaines bestioles, mais la cannelle et les tartes au pommes, un tunnel qui aboutissait dans l’office où Mr. Bilbo Baggins célébrait son cent onzième anniversaire… » Page 142
  • « Sur la cheminée, au-dessus du vieux fusil de chasse, se trouvait un gros album. Carla était une sorte de généalogiste amateur et toute sa famille se trouvait dans ce livre…au moins jusqu’en 1638, lorsque le premier de ses ancêtres identifiables était sorti suffisamment longtemps de la foule anonyme des Londoniens pour que son nom soit inscrit dans quelque très ancien registre paroissial comme celui de Merton Downs, franc-maçon. » Page 148
  • « L’étalage des livres de poche se renversa. Puis la Schmeisser se trouva à court de munition, et ce fut le silence, assourdissant. L’odeur. Le magasin empestait la poudre. » Page 179
  • « Le livreur lut avec toute la concentration d’un élève studieux qui s’apprête à attaquer Moby-Dick. » Page 195
  • « Il aimait beaucoup la science-fiction et s’achetait parfois de vieux livres à moitié déchirés, découverts sur les étagères poussiéreuses des brocanteurs de campagne. » Page 207
  • « Il transporta la télévision à côté de son lit (« Tu vas attraper une hernie », avait-elle dit en reniflant), lui avait apporté du jus de fruits et un vieux flacon de gouttes contre le rhume. Puis il avait couru chez le marchand de journaux lui acheter quelques livres de poche. » Page 216
  • « – En fait, le médecin pense que c’était peut-être mieux pour ses poumons et ses bronches qu’elle reste assise. Il n’en a pas dit plus. Mais sa femme connaît très bien Carla. Nous savions parfaitement lui et moi que ta mère a un peu couru après cette grippe. Elle est présidente du Comité historique, elle passe vingt heures par semaine à la bibliothèque, elle est secrétaire du Club des femmes et du Club des amateurs de littérature, elle s’occupe des campagnes de charité depuis que ton frère est mort, ou même avant, et l’hiver dernier, comme si ce n’était pas assez, elle a accepté de s’occuper aussi de la Fondation pour les maladies du cœur. » Page 231
  • « – Ma fille m’a donné un recueil de poèmes il y a quelques années. Un certain Yeets. Elle prétend que tous les militaires devraient lire Yeets. Une plaisanterie sans doute. Tu as déjà entendu parler de Yeets, Len ?
    – Je crois que oui, répondit Creighton qui ne jugea pas utile de préciser que le nom du poète s’écrivait Yeats et de prononçait Yates.
    – Je l’ai lu du début jusqu’à la fin, reprit Starkey en contemplant l’écran qui montrait la cafétéria à jamais endormie. Sans doute parce qu’elle s’imaginait que je n’ouvrirais pas son bouquin. Il ne faut jamais être trop prévisible. Je n’ai pas compris grand-chose – ce type était sans doute un fou – mais j’ai lu ses machins. Drôles de poèmes. Pas toujours en vers. Il y en a un qui m’est toujours resté dans la tête. Il y parlait de la vie comme je l’ai toujours vue, sa grandeur, son désespoir. Il disait que tout s’écroule, que le centre ne tient plus. Je crois qu’il voulait dire que le centre se désagrège, Len. Je crois bien que c’est ça. Yeets savait que tôt ou tard les choses se désagrègent complètement. Il avait au moins compris ça.
    – Sans doute, répondit doucement Creighton.
    – La fin du poème m’a donné la chair de poule la première fois que je l’ai lu, et même encore maintenant quand je le relis. Je sais le passage par cœur. « Voici la bête cruelle, son heure enfin venue. Vers Bethléem elle se traîne, bientôt elle va y naître. »
    Creighton ne disait rien. Il n’avait rien à dire.
    – La bête est en marche, reprit Starkey en se retournant.
    Il pleurait, grimaçait un sourire.
    – Elle arrive, et elle est bien plus cruelle que ce Yeets ne l’imaginait. Tout fiche le camp. Notre boulot, c’est de tenir aussi longtemps que nous pourrons. » Pages 239 et 240
  • « Il lirait n’importe quoi en attendant que cuise son repas sur un petit feu de camp dont la fumée resterait invisible : un roman porno aux pages déchirées, sans couverture, Mein Kamps peut-être, une bande dessinée, une déclaration incendiaire de quelque mouvement patriotique réactionnaire. En fait d’imprimés, Flagg n’était pas regardant. » Page 246
  • « Ce Bradenton était un poète qui donnait parfois des cours du soir quand il ne sillonnait pas l’Utah, le Nevada et l’Arizona, faisant des conférences dans les universités où il espérait étonner ces bons petits enfants de bourgeois en leur annonçant que la poésie était toujours vivante – soporifique, sans aucun doute, mais toujours investie d’une certaine hideuse vitalité. » Page 248
  • « Bradenton n’était qu’un maillon de la chaîne. Il y en avait des milliers d’autres – des milliers de ces fous qui parcouraient le pays avec leurs livres et leurs bombes. » Page 248
  • « – Tour vas dépendre du jury. Douze connards. J’aimerais douze braves dames de quarante-deux ans qui connaissent par cœur le Petit Chaperon rouge et qui font des petits enterrements dans leur jardin quand leur perruche crève. » Page 260
  • « Le pasteur, Braceman, était avec elle le 23, quand Nick était arrivé. Il lui lisait la Bible dans le salon, mais il avait l’air nerveux et pressé de s’en aller. » Page 265
  • « Rita Blakemoor souriait et il fut à nouveau frappé par son élégance nonchalante. On aurait dit un personnage d’un roman de Irwin Shaw. Nightwork peut-être, ou celui qu’on avait adapté pour la télévision quand il était tout petit. » page 318
  • « Un citation de l’Évangile, une paraphrase en fait, lui traversa la tête sans aucune raison particulière : Avant de vouloir enlever la paille dans l’œil de ton voisin, occupe-toi de la poutre dans le tien. » Page 322
  • « Comme dans Alice au pays des merveilles, tout devenait de plus en plus curieux. » Page 325
  • « Harold était rédacteur en chef de la revue littéraire du lysée d’Ogunquit. Il écrivait d’étranges nouvelles, toujours au présent et à la deuxième personne du pluriel. Vous descendez le délirant corridor et vous pourrez d’un coup d’épaule la porte fracturé et vous regardez les athlètes – c’était son style. » Page 330
  • « Frannie s’en foutait qu’il se branle, qu’il traîne sa graisse ou qu’il imite cette semaine Wright Morris ou Hubert Selby. » Page 330
  • « Pour nouer sa cravate, elle lui cala la tête avec deux volumes de l’Encyclopédie universelle. » Page 338
  • « Trois ans plus tôt, Stu avait acheté un livre pour un de ses neveux qui habitait Waco. Il avait trouvé une boîte pour l’envoyer par la poste mais, comme détestait emballer les cadeaux encore plus qu’il détestait la lecture, il l’avait ouvert à la première page, croyant qu’il n’allait lire que quelques lignes pour voir de quoi il s’agissait. Mais il avait lu la première page, puis la deuxième… et il avait été incapable de refermer le bouquin. Il était donc resté debout toute la nuit, fumant cigarette sur cigarette, buvant une tasse de café après l’autre, absorbé par sa lecture qui n’avançait pourtant pas très vite car il n’était guère habitué à lire pour son plaisir. Une histoire de lapin, un comble. Le plus stupide des animaux, le plus trouillard… sauf que le type qui avait écrit ce livre en parlait autrement. Vous finissiez par vous sentir de leur bord. Une histoire formidable, et Stu qui lisait avec la lenteur d’un escargot l’avait terminée deux jours plus tard. » Page 342
  • « Puis les deux genoux retombèrent des deux côtés de sa cage thoracique et l’entrejambe des jeans de Richard Fry s’immobilisa à quelques centimètres de sa poitrine, comme une fourche, ses yeux de braise braqués sur Bradenton comme deux torches perçant l’obscurité d’un donjon dans un roman d’épouvante. » Pages 356 et 357
  • « Dans des paysages comme celui-ci, n’importe qui pouvait devenir Iago. » Page 359
  • « Nick Andros lisait un livre qu’il avait été chercher chez le marchand de journaux – l’histoire d’une gouvernante qui se croyait dans un manoir hanté. Il n’était pas encore arrivé à la moitié du roman, mais il savait déjà que le fantôme était en réalité la femme de châtelain, probablement enfermée dans le grenier et folle à lier. » Page 371
  • « Il laissa tomber le livre sur le bureau et sortit dans la rue. » Page 371
  • « C’était la vie, jusqu’à ce qu’il se retrouve un soir dans le vestibule de l’église méthodiste, un bidon de vingt litres d’essence à la main, en train de tout asperger autour de lui – particulièrement les vieux recueils de cantiques entassés dans un coin – et il s’était arrêté. Et il avait pensé : C’est pas bien, c’est pas bien du tout, c’est STUPIDE, ils vont savoir que c’est toi, ils diraient que c’est toi-même si c’était quelqu’un d’autre, et ils vont t’enfermer ; il réfléchissait et l’odeur de l’essence lui remplissait les narines tandis que des voix papillonnaient et tourbillonnaient dans sa tête, comme des chauves-souris dans un beffroi hanté. » Page 383
  • « – Pas du tout. Tu restes assis. Je servais toujours une deuxième tasse à mon mari. Il y tenait. Même si je ne voyais rien d’autre que son crâne au petit déjeuner. Il était toujours caché derrière son Wall Street Journal ou un énorme bouquin très ennuyeux, dans le genre Böll, Camus. Il lisait même Milton ! Avec toi c’est différent. Ce serait dommage de cacher ta jolie gueule derrière un journal. » Page 391
  • « Finalement, il était tombé sur le lit, inconscient, hors d’haleine. Et Fran avait cru que la fin était proche. Mais le lendemain matin, quand elle était allée le voir, Gus était assis dans le lit et lisait un roman de cow-boys qu’il avait trouvé sur une étagère. » Pages 421 et 422
  • « Elle avait préparé une soupe qu’il avait mangée de bon appétit et, quand il s’était plaint d’avoir du mal à lire sans ses lunettes qu’il avait cassées lorsqu’il avait pris son tour de garde à la barricade de la sortie sud de la ville, la semaine précédente, elle avait pris le livre (malgré ses protestations) et lui avait lu quatre chapitres du roman. L’auteur était une femme qui habitait un peu plus au nord, à Haven. Noël sanglant, c’était le titre du livre. Le shérif John Stoner semblait avoir bien des difficultés avec les voyous de Roaring Rock – pire, il ne trouvait pas de cadeau de Noël pour sa jolie et charmante jeune femme. » Page 422
  • « La pelouse des Lauder descendait en pente douce jusqu’à un petit mur de pierres sèches. Au milieu du jardin s’élevait la pergola octogonale où Amy et elle jouaient à la dînette quand elles étaient petites. Frannie s’en souvint tout à coup et cette image lui fit mal. L’époque où elles pleuraient toutes les deux en lisant des romans d’amour, où elles gloussaient en parlant du beau Chuckie Mayo, le plus beau garçon du lycée. » Page 425
  • « Il est effectivement possible de faire quatre États – Connecticut, Rhode Island, Massachusetts et l’extrême sud du Vermont – en vingt-quatre heures, à condition de choisir très bien son itinéraire, mais c’est un peu comme ces devinettes avec des bouts d’allumettes – facile si tu connais la solution, impossible autrement.
    – Mais où as-tu trouvé ça ?
    – Dans le Guiness, le Grand Livre des records, l’inévitable bible du lycée d’Ogunquit. » Page 432
  • « L’après-midi, elle sortit une chaise et s’installa devant la porte d’entrée pour lire son livre. Un livre qui s’intitulait Satan, maître de la planète Terre. Une histoire macabre, mais plutôt amusante. Les pécheurs et les ingrats avaient reçu leur juste punition, comme l’annonçait le livre. Ils étaient tous morts. Sauf quelques hippies qui cherchaient des femmes pour les violer, mais elle saurait quoi faire s’ils venaient par ici. » Page 460
  • « – Tu sais ce que la Bible dit de ces gens-là ? demanda Flagg d’une voix douce. Elle dit que les grands seront abaissés, que les puissants seront abattus, que les orgueilleux seront brisés. Et tu sais ce qu’elle dit des gens comme toi, Lloyd ? Elle dit : Bénis soient les humbles de cœur, car ils hériteront de la terre. Et elle dit encore : Bénis soient les pauvres d’esprit, car ils verront Dieu. » Page 479
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