4 étoiles, H, M

Millénium, tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Millénium, tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson.

Editions Actes Sud (Noir) ~ Publié en 2006 ~ 574 pages

Premier roman de Stieg Larsson publié initialement en 2005 sous le titre « Män som hatar kvinnor ».

Editions Actes Sud (Noir) ~ Publié en 2006 ~ 574 pages

Condamné pour diffamation à l’encontre de l’industriel Hans-Erik Wennerström, le journaliste économique Mickaël Blomkvist doit quitter son travail à la revue Millénium. Il est alors contacté par Henrik Vanger qui lui propose d’écrire la biographie de sa famille. En fait, la véritable mission de Blomkvist sera d’enquêter sur la disparition d’Harriet Vanger. Il y a quarante ans, lors d’une réunion de famille, elle est disparue sans laisser de trace. Les enquêteurs de l’époque n’ont pu élucider cette disparition et ont alors conclu qu’elle avait été assassinée. Mickaël accepte de passer une année sur l’île où a eu lieu la disparition pour reprendre cette enquête. Pour l’aider, Mickaël fera appel à Lisbeth Salander spécialiste d’enquête sur la personne qui possède un don exceptionnel, découvrir par divers moyens des informations inaccessibles. Cette enquête révélera-t-elle l’information recherchée ?.

Premier tome de la trilogie Millénium, ce roman est composé d’une triple intrigue très bien ficelée. La lecture de la première partie est un peu longue mais nécessaire pour permettre la mise en place des trois histoires. Une fois passé cette section, l’enquête devient prenante. L’atmosphère est envoûtante et lugubre. Certains passages sont durs car la violence est décrite froidement. La profondeur des personnages est le point fort du roman. Lisbeth est pour moi la plus intéressante. Elle est marginale et dotée d’une intelligence au-dessus de la moyenne au niveau de informatique. Mickaël et Lisbeth sortent des sentiers battus, avançant dans la violence et la noirceur de notre monde contemporain. C’est un livre bien écrit avec une intrigue captivante mais dont la conclusion manque de fini. Ce premier tome m’a donné envie de continuer la série.

La note : 4,0 étoiles

Lecture terminée le 5 janvier 2012

Lecture commune avec la participation de:

Asuna (organisatrice) – Vozrozhdenyie – Ayma – Crunches – Quaidesamoureux – Caya – Saint Epondyle – Naki2164 – Emisa – Crazyprof – Touloulou

La littérature dans ce roman :

  • « Le texte railleur était de la plume d’une rédactrice d’un certain âge et contenait une douzaine de références au héros des romans jeunesse d’Astrid Lindgren. Il n’avait rien à reprocher à la pauvre Astrid Lindgren – il adorait ses livres et les aventures impliquant le jeune héros détective mais il détestait le surnom. » Page 12
  • « Mikael avait écrit un livre sur le journalisme économique et avait puisé plus d’une citation aberrante dans des articles signés Borg. » Page 15
  • « Il a écrit deux livres. Un sur l’affaire d’Arboga et un sur le journalisme économique intitulé Les Templiers, paru il y a trois ans. Je ne l’ai pas lu, mais à en juger par les critiques, le bouquin est assez controversé et il a suscité pas mal de débats dans les médias. » Pages 53 et 54
  • « Il était en train de trier des papiers et des bouquins pour remplir un carton quand le téléphone sonna. » Page 72
  • « Un jour, Mikael avait écouté une conférence de l’écrivain Karl Alvar Nilsson organisée par l’Université populaire, c’était à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat d’Olof Palme. La conférence était parfaitement sérieuse et dans le public se trouvaient Lennart Bodström et d’autres vieux amis de Palme. » Page 73
  • « Ils entrèrent dans un cabinet de travail tout en longueur, de près de quarante mètres carrés, situé au bout de la maison. Un des murs était dominé par des rayonnages de livres de dix mètres de long, du sol au plafond, un mélange incroyable de romans, biographies, livres d’histoire, manuels de commerce et de pêche et dossiers A4. Les livres étaient rangés sans classement visible mais apparemment consultés régulièrement, et Mikael en tira la conclusion que Henrik Vanger était un homme qui lisait. » Page 83
  • « Un bon journaliste doit raisonnablement posséder ces qualités, et j’ai lu ton livre Les Templiers avec grand intérêt. » Page 89
  • « Je voudrais que tu écrives une chronique ou une biographie de la famille Vanger. Pour simplifier, disons mon autobiographie. Le résultat ne sera pas un texte à lire dans une église, mais une histoire de haine, de disputes familiales et de cupidité incommensurable. » Pages 90 et 91
  • « Je crois que cette histoire-là fera de Shakespeare un agréable divertisseur pour tout public. » Page 91
  • « — Très sincèrement, je me fiche de savoir si le livre sera publié ou pas. Mais je trouve que cette histoire mérite d’être écrite, ne serait-ce qu’en un seul exemplaire que tu transmettras à la Bibliothèque royale. Je veux que mon histoire soit accessible à la postérité quand je serai mort. Ma motivation est la plus simple qu’on puisse imaginer – la vengeance. » Page 91
  • « — OK. Moi non plus, je ne vais pas te mentir. Écrire un tel livre demandera des mois. Je n’ai ni l’envie ni la force de le faire. » Page 92
  • « — Si je souhaite que tu écrives une biographie de la famille Vanger, c’est parce que je veux que tu dresses un panorama des individus avec les yeux d’un journaliste. » Page 92
  • « — Je ne suis pas historien, mais j’ai lu quelques livres. » Page 93
  • « — Je suppose que quelque chose est arrivé à Harriet ici sur l’île et que le nombre de suspects se limite aux personnes qui s’y trouvaient. Une sorte de mystère de la chambre close, version insulaire ?
    Henrik Vanger eut un sourire ironique.
    — Mikael, tu ne sais pas à quel point tu as raison. Moi aussi j’ai lu ma Dorothy Sayers. » Page 100
  • « Lisbeth Salander passa le matin du jour de Noël à lire le livre controversé de Mikael Blomkvist sur le journalisme économique. Le livre comportait deux cent dix pages, il était intitulé Les Templiers et sous-titré Le journalisme économique en question. La couverture, au design très tendance, signée Christer Malm, représentait la Bourse de Stockholm. » Page 106
  • « Le livre était écrit d’une manière directe et engageante, et même des gens non informés des dédales du journalisme économique pouvaient le lire et en tirer bénéfice. Le ton était mordant et sarcastique, mais surtout convaincant.
    Le premier chapitre était une sorte de déclaration de guerre où Blomkvist ne mâchait pas ses mots. Les analystes économiques suédois étaient ces dernières années devenus une équipe de larbins incompétents, imbus de leur propre importance et totalement incapables de la moindre pensée critique. Mikael tirait cette dernière conclusion en montrant à quel point tant de journalistes économiques se contentaient tout le temps et sans la moindre objection de reproduire les affirmations livrées par les directeurs de société et par des spéculateurs en Bourse – même quand ces affirmations étaient manifestement fallacieuses et erronées. De tels journalistes étaient donc soit si naïfs et crédules qu’il aurait fallu les virer de leurs postes, soit, pire encore, des gens qui trahissaient sciemment leur mission journalistique en omettant de procéder à des examens critiques et de fournir au public une information correcte. Blomkvist écrivait qu’il avait souvent honte d’être qualifié de journaliste économique, puisqu’il risquait d’être confondu avec des personnes qu’il ne considérait même pas comme des journalistes.
    Blomkvist comparait les contributions des analystes économiques au travail des journalistes chargés des affaires criminelles ou des correspondants à l’étranger. Il dressait un tableau des protestations qui s’élèveraient si un journaliste juridique d’un grand quotidien se mettait à citer sans la moindre critique les affirmations du procureur, les donnant pour automatiquement véridiques, par exemple dans le procès d’un assassinat, sans se procurer de l’information du côté de la défense et sans interroger la famille de la victime pour se faire une idée de ce qui était plausible et non plausible. Il disait que les mêmes règles devaient s’appliquer aux journalistes économiques.
    Le reste du livre constituait la chaîne de preuves renforçant le discours d’introduction. Un long chapitre passait au crible le rapport sur une start-up dans six quotidiens majeurs ainsi que dans Finanstidningen, Dagens Industri et à A-ekonomi à la télé. Il citait et additionnait ce que les reporters avaient dit et écrit avant de comparer avec la situation réelle. Décrivant le développement de l’entreprise, il citait plusieurs fois des questions simples qu’un journaliste sérieux aurait posées mais que la troupe réunie des spécialistes de l’économie avait omis de poser. Bien joué !
    Un autre chapitre parlait du lancement de la privatisation de Telia – c’était la partie la plus railleuse et ironique du livre, où quelques correspondants économiques nommément cités étaient littéralement taillés en pièces, parmi eux un certain William Borg, contre qui Mikael semblait particulièrement remonté. Un autre chapitre, vers la fin du livre, comparait le niveau de compétence des journalistes économiques suédois et étrangers. Blomkvist décrivait comment des journalistes sérieux du Financial Times, de l’Economist et de quelques journaux économiques allemands avaient rapporté les mêmes sujets dans leurs pays. La comparaison n’était pas à l’avantage des journalistes suédois. Le dernier chapitre contenait une esquisse de proposition pour redresser cette situation lamentable. La conclusion du livre renvoyait à l’introduction :
    Si un reporter au Parlement s’acquittait de sa tâche de la même façon, en soutenant sans la moindre critique chaque motion adoptée, fût-elle totalement insensée, ou si un journaliste politique devait faillir en son jugement d’une façon semblable, alors ce journaliste serait licencié ou au moins muté dans un service où il ou elle ne pourrait pas nuire autant. Dans le monde des journalistes économiques, ce n’est cependant pas la mission journalistique normale qui a cours, à savoir procéder à des examens critiques et faire un rapport objectif des résultats aux lecteurs. Non, ici on célèbre l’escroc qui a le plus réussi. Et c’est ici également qu’est créée la Suède du futur et qu’on sape la dernière confiance qu’on éprouve encore pour les journalistes en tant que corps de métier. » Pages 106 à 108
  • « Même si seul un nombre restreint de journalistes économiques étaient nommés dans le livre, Lisbeth Salander supposait que la branche était suffisamment petite pour que tout le monde comprenne exactement qui était visé quand les différents journaux étaient cités. » Pages 108 et 109
  • « Elle referma le livre et regarda la photo de l’auteur en quatrième de couverture. Mikael Blomkvist était photographié de trois quarts. » Page : 109
  • « Son deuxième bagage était une grosse valise sur roulettes ; il en sortit des livres, des CD et un lecteur de CD, des carnets de notes, un petit dictaphone Sanyo, un appareil photo numérique Minolta et divers autres objets qu’il avait jugés indispensables pour un exil d’un an. Il rangea les livres et les CD dans la bibliothèque de la pièce de travail, à côté de deux classeurs contenant des documents relatifs à son enquête sur Hans-Erik Wennerström. » Pages 143 et 144
  • « Il s’assit sur la banquette de la cuisine et essaya de lire un roman, qui au dire de la quatrième de couverture était le début sensationnel d’une adolescente féministe. Le roman racontait les tentatives de l’auteur pour mettre de l’ordre dans sa vie sexuelle pendant un voyage à Paris, et Mikael se demanda si on l’appellerait féministe si lui-même écrivait un roman avec un vocabulaire de lycéen sur sa propre vie sexuelle. Probablement pas. Une des raisons qui avaient poussé Mikael à acheter le livre était que l’éditeur décrivait la débutante comme « une nouvelle Carina Rydberg ». Il constata bientôt qu’il n’en était rien, ni côté style, ni côté contenu. Il reposa le livre et se mit à lire une nouvelle sur Hopalong Cassidy dans un Rekordmagasinet des années 1950. » Page 145
  • « Il passa s’inscrire à la bibliothèque et emprunta deux romans policiers d’Elizabeth George. » Page 147
  • « En plus de l’enquête de la police, il y avait des dossiers rassemblant des coupures de presse, des albums de photos, des plans, des objets souvenirs, des articles de journaux sur Hedestad et les entreprises Vanger, le journal intime de Harriet Vanger (relativement mince), des livres d’école, des certificats de santé, etc. » Page 148
  • « Un livre sur la famille Vanger avait une valeur en soi – c’était tout simplement un bon sujet. » Page 172
  • « Harald est allé plus loin que ça. En 1937, il a été le coauteur – sous pseudonyme, Dieu soit loué – d’un livre intitulé La Nouvelle Europe des peuples. Je n’ai appris cela que dans les années 1970. J’ai une copie que tu pourras lire. C’est probablement l’un des livres les plus ignobles qui aient été publiés en suédois. » Page 183
  • « Les étagères, au moins dans la partie de la maison que Mikael pouvait voir, étaient soigneusement remplies de l’Encyclopédie nationale et de quelques livres souvenirs du genre que les gens offrent en cadeau de Noël faute d’une meilleure idée. » Page 192
  • « — J’ai compris que vous alliez écrire un livre sur la famille. Je ne suis pas sûre que ce soit une idée qui me plaise, dit-elle. » Page 194
  • « — Vous vous opposez à un livre sur votre famille ? » Page 194
  • « — Ce que je voudrais savoir, c’est si je dois choisir l’exil et émigrer quand le livre sortira. » Page 195
  • « — J’ai pour mission d’écrire un livre qui commence lorsque Alexandre Vangeersad débarque avec Bernadotte et qui se termine aujourd’hui. » Page 195
  • « — Dans quelle mesure ce livre parlera-t-il de Harriet Vanger ? » Page 196
  • « — Tenez-vous à bonne distance de moi. Isabella Vanger tourna les talons et poursuivit vers chez elle. Mikael resta cloué sur place, le visage figé comme s’il venait de rencontrer un personnage de BD en chair et en os. » Page 198
  • « Dans l’imagination de Mikael, Harald Vanger prenait de plus en plus la forme d’un Gollum malveillant espionnant son entourage de derrière les rideaux et s’adonnant à des activités mystérieuses dans son trou fermé à double tour. » Page 203
  • « Elle lisait la Bible et allait régulièrement à l’église. » Page 218
  • « Deux mois plus tard, elle avait quitté la congrégation et s’était mise à lire des livres sur le catholicisme. » Page 218
  • « Elles s’étaient vues au cours de l’été, s’étaient baignées, promenées, avaient parlé de films, de groupes pop et de livres. » Page 219
  • « Ses yeux se portèrent sur quelques manuels scolaires empilés au bord de la table. Tu enseignes toujours, madame le proviseur ? » Page 225
  • « À la bibliothèque de Hedestad, il avait commandé des livres traitant du nazisme à cette époque, entre autres la thèse de doctorat de Hélène Lööw La Croix gammée et la gerbe des wasa. » Page 252
  • « Il jeta un coup d’œil sur son petit poste de télévision qu’il n’allumait presque jamais. Puis il s’installa sur la banquette de la cuisine et ouvrit un polar de Sue Grafton. » Page 260
  • « Elle s’installa alors dans le canapé du salon avec le livre de Gellert Tama sur ce fou qui à Stockholm avait tué onze personnes pour des motifs racistes. Elle ne réussit à lire que quelques pages avant d’être obligée de poser le bouquin. Le sujet l’avait tout de suite fait penser à son père. » Page 261
  • « Par contre, il demanda l’autorisation de conserver son iBook dans sa cellule pour pouvoir continuer à travailler sur le livre qu’il était payé pour écrire. » Page 280
  • « Il trouva les seuls vestiges à caractère intellectuel sur l’étagère murale au-dessus du bureau. Mikael déplaça une chaise et grimpa pour mieux voir. Sur l’étagère d’en bas il y avait de vieux numéros de Se, de Rekordmagasinet, de Tidsfördrivet de Lektyrde la fin des années 1950 et du début des années 1960. Des Bildjournalen de 1965 et 1966, Mitt Livs Novell et quelques magazines de bandes dessinées : 91 : an, Fantomen et Romans. Mikael ouvrit un numéro de Lektyrde 1964 et constata que la pin-up avait l’air relativement innocente.
    Une cinquantaine de livres aussi, dont à peu près la moitié étaient des polars en format poche de la série Manhattan de Wallström : des Mickey Spillane aux titres évocateurs tels qu’Aucune pitié à espérer, sur les couvertures classiques de Bertil Hegland. Il trouva aussi six Kitty, quelques Club des Cinq d’Enid Blyton et un volume des Détectives jumeaux de Sivar Ahlrud – Le Mystère dans le métro. Mikael sourit avec nostalgie. Trois livres d’Astrid Lindgren : Nous, les enfants de Bullerbyn, Super Blomkvist et Rasmus et Fifi Brindacier. Sur l’étagère d’en haut il y avait une radio ondes courtes, deux livres d’astronomie, un livre sur les oiseaux, un livre intitulé L’Empire du mal qui parlait de l’Union soviétique, un livre sur la guerre d’Hiver en Finlande, le Catéchisme de Luther, le livre d’hymnes de l’Eglise suédoise ainsi qu’une Bible.
    Mikael ouvrit la Bible et lut à l’intérieur de la couverture : Harriet Vanger, 12-05-1963 — La Bible de confirmation de Harriet. Découragé, il remit le livre en place. » Page 295
  • « Dans les polars anglais, cela s’appelait new évidence, ce qui avait plus de poids encore qu’une « nouvelle donnée ». » Page 302
  • « Il était en train de quitter les lieux quand il entendit une voix.
    — Ta putain n’est pas là.
    Le Gollum venait de sortir de sa caverne. » Page 314
  • « Il regarda autour de lui. Puis il se souvint où il pourrait trouver une Bible. » Page 320
  • « Ses mains tremblaient presque quand il prit la Bible de Harriet sur l’étagère. » Page 320
  • « Les chiffres indiquaient des chapitres et des versets du Lévitique, le troisième livre du Pentateuque. » Page 321
  • « Chaque citation était soigneusement soulignée dans la Bible de Harriet. » Page 321
  • « Peu avant 1 heure du matin, il était encore assis à sa table de cuisine en train de lire dans la Bible de Harriet quand il entendit le bruit d’une voiture qui traversait le pont à grande vitesse. » Page 323
  • « Et, troisièmement, je voudrais remonter les citations de la Bible. Nous avons fait le lien entre une des citations et un assassinat particulièrement horrible. » Page 326
  • « Lisbeth Salander regarda Mikael Blomkvist par l’entrebâillement de la porte. Il contemplait ses CD et sortait des livres des étagères, et il venait de trouver un flacon de médicament marron sans étiquette qu’il brandissait vers la lumière avec curiosité. » Page 337
  • « — J’ai identifié RJ, Rebecka Jacobsson, et j’ai fait la connexion entre elle et une citation de la Bible qui parle des sacrifices par immolation. » Page 339
  • « Le plus grave était une petite chemise en plastique au milieu du bureau où il avait mis la liste de numéros de téléphone et une copie au propre des citations de la Bible auxquelles ils se référaient. Celui qui avait fouillé la pièce de travail savait maintenant qu’il avait décrypté le code de la Bible. » Page 344
  • « — Dans ton cas, j’ai mis une sourdine. J’aurais pu écrire un livre sur ta vie sexuelle. » Page 348
  • « Mais Mikael s’était soudain remémoré une strophe d’un abécédaire rimé de Lennart Hyland, qu’on avait republié dans les années 1960 pour la quête humanitaire de la radio et que pour une raison incompréhensible il avait mémorisée quand il apprenait à lire et à écrire. C’était la lettre E : L’Elan solitaire sous la bruine contemple bêtement la forêt en ruine. » Page 352
  • « Il se versa une rasade d’aquavit et se porta un toast. Puis il ouvrit un polar intitulé Le Chant des sirènes, de Val McDermid. » Page 355
  • « Un instant plus tard, Mikael se versa un nouveau verre d’aquavit et reprit le Val McDermid. » Page 357
  • « Il attendit jusqu’à 22 heures avant d’abandonner et de retourner à Norsjö, où il dîna tard, puis monta se coucher pour lire la fin du polar de Val McDermid. » Page 367
  • « Lisbeth Salander n’était pas une lectrice de la Bible – elle n’en possédait même pas – mais au cours de la soirée elle se rendit à l’église de Högalid et, après qu’elle eut insisté un peu, on lui prêta une Bible. Elle s’installa sur un banc dans le parc devant l’église et lut le Lévitique. En arrivant au chapitre XII, verset 8, elle leva les sourcils. Le chapitre XII parlait de la purification de la femme accouchée. » Page 368
  • « Mikael garda le silence avant d’ouvrir la Bible à l’endroit indiqué, le vingtième chapitre du Lévitique, verset 18. « L’homme qui couche avec une femme pendant ses règles et découvre sa nudité : il a mis à nu la source de son sang, elle-même a découvert la source de son sang, aussi tous deux seront retranchés du milieu de leur peuple.» Page 378
  • « — La Bible dit que si une femme s’accouple avec un animal, tous deux seront mis à mort. » Page 379
  • « — Que tu n’aies pas trouvé de citation biblique exacte ne veut pas dire grand-chose. Il ne s’agit pas de citations mais d’une parodie grotesque de ce que dit la Bible – ce sont plutôt des associations à des versets épars. » Page 381
  • « — Entre 1949 et 1966, et peut-être aussi avant et après. Il y aurait donc eu un fou furieux de meurtrier sadique qui a rôdé avec une Bible sous le bras et tué des femmes pendant dix-sept ans sans que personne ait fait le rapprochement entre les meurtres. » Pages 381 et 382
  • « Mais aucun enquêteur de la police n’a apparemment interprété les meurtres en partant de la Bible. » Page 382
  • « — Je crois que tu te trompes. Ce n’est pas un tueur en série malade qui a trop lu la Bible. » Page 385
  • « Millenium était décrit comme un « journal d’agitation » peu crédible et le livre de Mikael sur le journalisme économique était présenté comme un ramassis d’affirmations visant à dénigrer des journalistes respectés. » Page 387
  • « Premièrement il était pasteur, et les pasteurs sont bien placés pour avoir un rapport particulier avec la Bible. » Page 395
  • « Mikael était couché et avait ouvert un roman de Sara Paretsky quand il entendit la poignée de porte, puis il leva les yeux sur Lisbeth Salander. » Page 399
  • « Elle s’approcha de lui, prit son livre et le posa sur la table de nuit. » Page 400
  • « C’était juste après que j’ai percé le code de la Bible et découvert les photos de la rue de la Gare. » Page 404
  • « — Tout cela reste pour ainsi dire de l’ordre des dogmes fondateurs. C’est en gros la base de l’Église et ça n’a rien d’extraordinaire. Il a simplement dit : Lis la Bible – elle donne suffisamment de connaissance et garantit la foi pure. » Page 409
  • « — Le pasteur Falk a affirmé que cette personne avait un engouement pour des sources ésotériques, plus précisément pour les apocryphes. Le mot apokryphos veut dire « caché » et les apocryphes sont donc les livres cachés que certains contestent fortement et que d’autres considèrent comme devant faire partie de l’Ancien Testament. Ce sont les livres de Tobie, Judith, Esther, Baruch, Sirach, les Maccabées et deux ou trois autres.
    — Pardonne mon ignorance. J’ai entendu parler des apocryphes mais je ne les ai jamais lus. Qu’est-ce qu’ils ont de particulier ?
    — En fait ils n’ont rien de particulier, à part qu’ils ont été écrits un peu plus tard que le reste de l’Ancien Testament. C’est pour cela que les apocryphes ont été rayés de la Bible hébraïque – non pas que les docteurs de la loi se soient méfiés de leur contenu mais simplement parce qu’ils ont été écrits après l’époque où l’oeuvre de révélation de Dieu a été terminée. En revanche, les apocryphes figurent dans la vieille traduction grecque de la Bible. » Pages 409 et 410
  • « À l’époque de la Réforme, les théologiens cherchaient à s’approcher au plus près de la vieille Bible hébraïque. Martin Luther a retiré les apocryphes de la Bible de la Réforme, et plus tard Calvin a soutenu que les apocryphes ne devaient en aucun cas servir de base pour des confessions de foi. Ils contiennent donc des affirmations qui contredisent claritas Scripturae – la clarté des Ecritures.
    — Autrement dit, des livres censurés.
    — Exactement. Les apocryphes soutiennent par exemple qu’on peut pratiquer la magie, que le mensonge est autorisé dans certains cas et ce genre d’affirmations, qui évidemment indignent les exégètes dogmatiques des Ecritures.
    — Je vois. Si quelqu’un éprouve un engouement pour la religion, il n’est pas impossible que les apocryphes apparaissent sur sa liste de lecture, au grand dam d’un homme comme le pasteur Falk.
    — Tout à fait. On est presque inévitablement confronté aux apocryphes si on s’intéresse à la Bible ou au catholicisme, et il est tout aussi probable que quelqu’un qui s’intéresse à l’ésotérisme d’une manière générale les lise.
    — Est-ce que par hasard tu aurais un exemplaire des apocryphes ? Elle rit une nouvelle fois. Un rire lumineux, amical.
    — Bien entendu. Les apocryphes ont été édités par la commission biblique dans les années 1980 dans le cadre d’une étude nationale. » Page 410
  • « Elle avait fait le lien entre un certain nombre de citations bibliques et une série de meurtres, et ensuite elle avait lu avec application non seulement la Bible mais aussi les apocryphes et s’était intéressée au catholicisme. » Page 413
  • « Mikael tapota la Bible de Harriet. » Page 425
  • « Lisbeth Salander se pencha en arrière et regarda l’église tout en citant la Bible d’un air pensif. On aurait dit qu’elle parlait toute seule.
    — « Puis il immolera le taureau devant Iahvé, et les fils d’Aaron, les prêtres, offriront le sang. Ils le feront couler sur le pourtour de l’autel qui se trouve à Ventrée de la Tente du Rendez-vous. Il écorchera ensuite la victime, la dépècera par quartiers. » » Page 425
  • « Il ouvrit la Bible au début du Lévitique.
    — Tu connais le verset 12 aussi ? Lisbeth se tut.
    — Puis il le…, commença Mikael en hochant la tête pour l’inciter à continuer.
    — « Puis il le dépècera par quartiers et le prêtre disposera ceux-ci, ainsi que la tête et la graisse, au-dessus du bois placé sur le feu de l’autel. « Sa voix était glaciale. » Page 425
  • « — J’étais en train de formuler une pensée… on se disait que tout est une parodie de la Bible. » Page 427
  • « Une autre photo de Sandhamn montrait Fredrik Vanger et sa femme Ulrika en compagnie du peintre Anders Zorn et de l’écrivain Albert Engström autour d’une table avec des bouteilles débouchées. » Page 433
  • « Quelques individus, ils sont rares, se retrouvent dans les livres d’histoire. La plus grande partie succombent et disparaissent sans laisser de traces. » Page 453
  • « Harriet avait noté les noms des victimes de Gottfried et les avait associés à des citations bibliques, mais son intérêt pour la Bible ne s’était manifesté que la dernière année, alors que Gottfried était déjà mort » Page 474
  • « — Et elle s’est mise à étudier la Bible. » Page 474
  • « Il citait la Bible. » Page 493
  • « — Parce qu’on n’est pas dans un polar. » Page 499
  • « Lisbeth passait la plus grande partie de la journée au lit, où soit elle lisait des livres, soit elle surfait sur le Net via le modem ADSL de Mikael. » Page 536
  • « Est-ce que tu peux : (1) créer une structure d’édition au nom de Millenium, (2) te faire attribuer un numéro ISBN, (3) demander à Christer de pondre un joli logo pour notre nouvelle maison d’édition et (4) trouver une bonne imprimerie qui pourrait sortir un format poche rapidos et pas cher. Et, au fait, on aura besoin de capital pour le coût de la fab de notre premier livre. » Page 537
  • « Elle leva la tête de son livre, Mikael venait de dire quelque chose qu’elle n’avait pas entendu, elle le fit répéter. » Page 540
  • « Cinq jours après que Millenium avait tiré la première salve de canon, le livre de Mikael Blomkvist, Le Banquier de la mafia, fut distribué en librairie. Le livre avait été écrit au cours des jours fébriles à Sandhamn en septembre et octobre, et avait été imprimé à la hâte et dans le plus grand secret chez Hallvigs Reklam à Morgongåva, habituel imprimeur de dépliants publicitaires. Ce fut le premier livre publié chez un tout nouvel éditeur portant le logo de Millenium. La dédicace était mystérieuse : À Sally, qui m’a démontré les bienfaits du golf. Il s’agissait d’un pavé de six cent quinze pages en format poche. » Page 565
  • « Deux tiers du livre étaient constitués d’annexés qui étaient des copies directes de la documentation provenant de l’ordinateur de Wennerström. En même temps que la publication du livre, Millenium présenta sur son site des extraits de ces pages sous forme de données à télécharger en format PDF. » Page 565
  • « Pour le lancement du livre, par contre, Mikael se montra dans une interview exclusive réalisée par la Fille de Tv4, qui put ainsi une nouvelle fois dégommer la télévision publique. » Page 566
  • « Erika Berger constata que le livre sur Wennerström était ce que Mikael avait jamais écrit de mieux. Le contenu était inégal du point de vue du style et la langue était même très mauvaise par moments – il n’avait pas eu le temps de soigner son écriture – mais Mikael rendait la monnaie de sa pièce et tout le livre était animé d’une rage que n’importe quel lecteur ressentait forcément. » Page 569
  • « Deux jours après que le livre de Mikael Blomkvist avait été distribué, une rumeur tenace commença à faire valoir que Wennerström avait quitté la Suède. » Page 570
  • « Mikael reçut une cravate de la part de Monica et un polar d’Åke Edwardson de la part de sa fille. » Page 574
  • « Mikael avait toujours des vêtements, des livres et quelques affaires personnelles dans la maison des invités depuis que lui et Lisbeth avaient précipitamment quitté Hedeby. » Page 576
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