4,5 étoiles, S

Sauver sa peau

Sauver sa peau de Lisa Gardner.

Éditions Le Livre de Poche (Thriller) no 32328 ~ Publié en 2011 ~ 502 pages

Roman de Lisa Gardner paru initialement en 2007 sous le titre « Hide ».

Tanya retourne à Boston après une enfance d’errance avec ses parents. Depuis qu’elle a 7 ans, ils n’ont cessé de fuir. À tous les 18 mois, ils changeaient d’identité et déménageaient dans une nouvelle ville. Pourquoi la fuite, on ne lui a jamais expliqué. Son père lui a seulement appris à se méfier de tout. Depuis que ses parents sont décédés, elle s’interroge sur les mystères entourant sa famille et sur les causes des changements d’identité. De son côté, la police de Boston fait une découverte macabre sur le terrain de l’ancien asile psychiatrique. Les corps momifiés de six fillettes sont retrouvés dans une chambre souterraine. L’une d’elles porte un médaillon au nom d’Annabelle Granger. Décidant de sortir de l’ombre Tanya révèle sa vraie identité à la police de Boston car elle est Annabelle Granger. S’en suit une enquête menée par la commandant D.D. Warren et l’agent Bobby Dodge. Le résultat de l’enquête fournira-t-il à Annabelle les réponses à ses questions ?

Très bien orchestré, ce roman policier est mené de main de maître. L’intrigue est subtilement mise en place dès les premières pages et les faits se développent de façon magistrale. Les pistes sont nombreuses mais cohérentes et on se laisse aisément prendre au jeu. L’écriture est rythmée et dynamique, donnant une légèreté à l’histoire qui en fait ne l’est pas. De plus, il y a assez de rebondissements pour nous tenir en haleine tout au long du livre. Les personnages sont crédibles à l’exception peut-être de la trop caricaturale D.D. Warren. C’est le genre de femme qui se donne tout les droits parce qu’elle est une femme dans un milieu d’homme et qu’elle doit (se) prouver qu’elle est meilleure qu’eux. Les traits psychologiques des personnages principaux sont bien décrits par contre pour une meilleure compréhension ceux des personnages secondaires auraient pu être plus élaborés. Ceci-dit, c’est un très bon roman policier.

La note : 4,5 étoiles

Lecture terminée le 25 février 2012

Lecture en tant que juré pour les Éditions Le livre de poche – Polar 2012 :

La littérature dans ce roman :

  • « Mes doigts qui effleuraient le bureau couvert d’autocollants, rebondissaient sur les photos encadrées de mes grands-parents, survolaient ma brosse argentée ciselée et mon immense miroir à main. Je fis l’impasse sur mes livres. » Page 8
  • « – Je ne sais pas, répondis-je en me frottant les tempes. Un cadeau. Devant notre porte. Emballé dans une BD de Snoopy. » Page 61
  • « Sortie du magasin, je rangeai le mug dans mon dac à dos à côté de mes livres de classe et regagnai la cour de l’école. » Page 79
  • « – Oh, merdre, dit D.D. Le médaillon. Emballé dans un BD de Snoopy, c’est bien ce qu’à dit Annabelle ? » Page 112
  • « J’avais trouvé sur Internet des informations sur le site de l’hôpital psychiatrique. Je savais qu’il avait été fondé sous le nom d’Asile pour aliénés de Boston en 1839, avant de devenir l’Hôpital public de Boston en 1908. À l’origine, l’établissement accueillait quelques centaines de patients et fonctionnait davantage comme une ferme en autarcie que comme un modèle pour Vol au-dessus d’un nid de coucou. » Page 149
  • « Pourquoi lire Bonsoir lune à son enfant quand on peut lui lire Monstres du vingt et unième siècle ? » Page 158
  • « Je venais le dimanche, je lui lisais des livres pour enfants, on chantait des comptines idiotes. » Page 178
  • « Elle est obsédée par l’idée que j’ai piégé Bobby pour qu’il tue mon mari. Je crois qu’elle lit trop de romans policiers. » Page 238
  • « Il se prenait pour Roméo et nous avions banni sa Juliette. » Page 308
  • « Quelque chose de petit, rectangulaire et soigneusement emballé dans du papier de couleur vive, la BD du dimanche… » Page 381
  • « Un paquet plat rectangulaire. Snoopy, perché sur sa niche rouge, souriait sur le dessus. » Page 382
  • « Ils se rapprochaient de l’épicentre de la catastrophe, une petite boîte rectangulaire de dix centimètres sur quinze, soigneusement emballée dans les bandes dessinées, qui attendait devant ma porte. » Page 384
  • « Au moins vue de l’extérieur, la boite me rappelle les cadeaux reçus quand j’étais petite. Il les emballait toujours dans des bandes dessinées. » Page 385
  • « Un instant plus tard, le faux doudou devint une pièce à conviction. Ensuite ce fut le tour de la boîte et du papier de soie. Puis des bandes dessinées du dimanche. » Page 388
  • « Je n’arrivais pas à faire remonter quoi que ce soit. Pas même le souvenir d’un cadeau emballé dans une bande dessinée. » Page 409
  • « Bobby allait demander à un collègue de se renseigner sur l’endroit où se trouvait M. Petracelli la nuit précédente, même si, pour être tout à fait honnête, déposer des cadeaux emballés dans des bandes dessinées était sans doute un poil trop subtil pour quelqu’un qui avait de toute évidence perdu la boule. » Page 412
  • « Première impression de Bobby sur Paul Schuepp : environ cinq centimètres de plus que Yoda et deux ans de moins que Mathusalem. » Page 413
  • « J’ai un agent. Elle pense pouvoir m’obtenir des millions de dollars de la part d’un grand studio d’Hollywood. Et, bien sûr, il va y avoir un livre. Je ne me vois pas raconter mon histoire à la télévision. » Page 492
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