5 étoiles, D

Dans l’ombre de la ville

Dans l’ombre de la ville de James Conan.

Les éditions Le livre de poche no 32615 ~ Publié en 2012 ~ 617 pages 

Premier roman de James Conan paru initialement en 2007 sous le titre « City of Dark Hearts ».

Dans l'ombre de la ville

Anna Zemeckis, jeune lettone vivant à New York avec son père, part pour Chicago afin de profiter de l’Exposition universelle de 1893. Sur place elle sera hébergée par sa tante. Malheureusement après quelques semaines, Anna disparait et son corps est identifié à la morgue. Inconsolable son père envoie une lettre au journal World, les priant d’aviser les jeunes filles des dangers de cette ville. Emily Strauss, jeune femme ambitieuse, se présente chez M. Pulitzer, propriétaire du World, pour lui demander une faveur. Elle veut faire ses preuves afin de devenir journaliste, bien que ce soit un monde réservé aux hommes. Par défi, Pulitzer lui demande de faire un article sur les disparitions passées sous silence par les autorités de la ville de Chicago. On prétend qu’ils veulent éviter d’entacher la brillante réputation dont la ville bénéficie avec l’événement. Emily se rend donc à Chicago, où elle va faire de bien sombres découvertes.

Très bon polar historique. Le récit est prenant et intéressant. L’ambiance de l’époque est bien amenée ainsi que l’effervescence de l’Exposition. La ville est décrite de manière captivante et dans les moindres détails, incluant les débuts du métro aérien. L’auteur nous présent la ville de Chicago sur plusieurs facettes. De la plus belle ville du monde jusqu’à la ville entachée par la violence en passant par les réseaux florissants de pornographie. De plus, on y entrevoit les prémices de l’émancipation féminine ainsi que des Centres d’aides aux femmes. Les personnages sont hauts en couleurs mais crédibles. Les hommes sont puissants et imbus d’eux-mêmes, les femmes ambitieuses et courageuses. On y retrouve même la présence de certaines personnalités historiques. Ce roman ne manque pas du tout d’action. Les chapitres courts et les dialogues très nombreux donnent du dynamisme à cette aventure. Il s’agit d’un roman passionnant, bien documenté et très enlevant.

La note : 5 étoiles

Lecture terminée le 21 août 2012

Lecture en tant que juré pour les Éditions Le livre de poche – Polar 2012 :

La littérature dans ce roman :

  • « Peu après midi, un verre d’eau devant lui, des piles de livres et de papiers bien droites sur la table toute proche, Joseph Pulitzer faisait une pause avant de déjeuner. » Page 27
  • « Osant le ver les yeux, elle croisa le regard de M. Dingo. Il ressemblait à saint Nicolas, le bienfaiteur des vieux contes lettons qu’elle affectionnait enfant. Avec ses pommettes rouges et ses yeux pétillants, il ne lui manquait qu’une hotte remplie de cadeaux. » Page 209
  • « – Et que savez-vous de la loi Comstock ?
    – Elle interdit la propagande pornographique sur le contrôle des naissances et l’éducation sexuelle, je crois, dit Emily.
    Le détective approuva de la tête.
    – La diffusion de tout document imprimé, livres, magazines, photos, dessins, ayant un contenu obscène. » Page 327
  • « Il tira Anna à l’écart : deux personnes s’approchaient, rapportant des livres. » Page 354
  • « Emily en déposa méthodiquement le contenu sur la table
    Un mouchoir plié avec soin.
    Un petit miroir doré.
    Une poignée de pièces de dix et vingt-cinq cents.
    Deux clefs accrochées à un anneau.
    – Et ça ? dit Fay, désignant l’ultime trouvaille d’Emily.
    Il s’agissait d’un pendentif en argent dépourvu de chaîne, en forme de petit livre. » Page 413
  • « – Monsieur le président, avec votre respect ! clama le vieil homme avec les accents d’un prophète de l’Ancien Testament. » Page 472
  • « – Cela me fait penser à deux frères bien connus de la Bible, observa Isaiah quand Drake eut terminé. » Page 498
  • « J’ignore lequel de vos fils joue le rôle de Caïn et lequel est Abel, mais je crois m’en douter. Ma dernière lecture de la Genèse remonte certes à des lustres, pourtant, si mes souvenirs sont exacts, l’un a survécu, l’autre non.
    Je n’ai jamais apprécié la conclusion de cet épisode biblique, mais c’est à Dieu, pas à l’homme, qu’est revenue la décision. » Page 499
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1 thought on “Dans l’ombre de la ville”

  1. Si j’ai comme toi apprécié le rendu historique, très réussi, j’ai par contre été déçue par l’intrigue, que j’ai trouvée par moment « facile ».

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