4 étoiles, A

L’assassin royal, tome 02 : L’assassin du roi

L’Assassin royal, tome 02 : L’assassin du roi de Robin Hobb

Éditions BAAM; Publié en 2009; 363 pages

Deuxième tome de la série L’assassin royal. Il s’agit de la première moitié du livre paru initialement en 1996 sous le titre « The Farseer Trilogy, Book 2 : Royal Assassin ». L'assassin du roi Fitz devait assassiner le beau-frère du roi-servant Vérité à la demande du roi. Mais sa mission ne s’est pas très bien déroulée. Victime des manigances de son oncle Royal, il fut empoisonné à deux reprises. Les deux fois, il a réussi à échapper à la mort. Mais les effets sur sa santé sont désastreux. De retour à Castelcerf, affaibli, il doit découvrir ce qui se trame au château. Ce qu’il découvre est troublant. Entre autre, il remarque que Vérité s’épuise afin de repousser les attaques des Pirates rouges des côtes du royaume. Des suites de ces attaques, les forgisés prolifèrent et convergent vers Castelcerf. Il découvre aussi que Royal manigance pour s’emparer du trône. Afin d’aider Vérité, Fitz part en guerre contre les forgisés pour en éliminer le plus possible. Cependant, contre Royal, il ne peut rien entreprendre sans trahir la couronne. Il comprend maintenant que sa vie ne tient qu’à un fil et qu’il aura besoin de tous ses atouts pour survivre.

Après un premier tome passionnant, celui-ci s’avère être un peu décevant et moins intéressant. Il y a très peu d’action comparativement au premier tome. À certain moment la lecture est un peu ennuyeuse. Les intrigues tournent en rond et sont répétitives. Mais ce tome n’est pas totalement inintéressant car il sert vraisemblablement à placer les marques pour la suite. L’histoire demeure fascinante malgré le rythme auquel elle évolue. Les personnages sont toujours aussi vivants et attachants. Les personnages les plus captivants dans ce tome sont à mon avis ceux du fou et de
Molly. Le fou permet par ses discours en paraboles de maintenir un peu de mystère dans l’histoire. Molly, par sa touche féminine, apporte un côté plus humain à l’histoire. L’auteur par son écriture fluide a su nous replonger dans ce monde fascinant dépeint avec un réalisme étonnant.

La note : 4 étoiles

Lecture terminée le 12 novembre 2012

L’Assassin royal : tome 01

La littérature dans ce roman :

  • « Pourquoi nous est-il interdit de rédiger une étude détaillée des différentes magies ? Peut-être parce que nous craignons qu’un tel savoir ne tombe entre des mains incompétentes ; et, de fait, il existe depuis toujours un système d’apprentissage destiné à garantir la transmission d’une connaissance approfondie de la magie aux seuls individus formés et jugés dignes de la recevoir. »  Page 4
  •  « La plus ancienne référence connue concernant les Anciens se trouve dans un manuscrit en mauvais état de la bibliothèque de Castelcerf. Les vagues différences de couleur du vélin suggèrent qu’il provient d’un animal bigarré, dont aucun de nos chasseurs ne reconnaît le dessin de la robe. L’encre est un mélange de fluide d’encornet et d’extrait de racine de campagne ; elle a fort bien résisté au temps, beaucoup mieux que les encres teintées employées pour les illustrations et les enluminures du texte, qui ont non seulement pâli et bavé, mais également, en de nombreux endroits, attisé l’appétit de certaine mite ; à force de mâcher le parchemin souple, l’insecte l’a rendu rigide et certaines parties en sont désormais trop cassantes pour être déroulées.
    Par malheur, les dommages se sont surtout portés sur les parties centrales du rouleau, où sont contés des épisodes de la quête du roi Sagesse, introuvables dans aucune autre archive. »  Page 58
  • « De la tête, je saluai le serviteur de Vérité, qui non seulement ne sembla pas surpris de me voir, mais avait en outre ajouté à la commande de Vérité un certain type de pain aux épices que j’avais toujours particulièrement apprécié. Son apparition fut de courte durée ; mine de rien, il rangea deux ou trois objets tout en ôtant quelques livres et parchemins d’un fauteuil pour me faire de la place, puis il s’éclipsa. »  Page 65
  • « Le Vif rend sensible à cette affinité et ouvre la conscience à l’esprit de tous les animaux, mais la tradition affirme que la plupart des pratiquants du Vif contractent un lien avec un animal particulier ; on raconte qu’ils prennent au bout d’un certain temps les habitudes de la bête à laquelle ils sont attachés, puis, pour finir, son apparence. Cependant, on peut ranger ces allégations, à mon avis, dans la catégorie des simples contes d’épouvante destinés à décourager les enfants de se frotter à la magie des Bêtes. »  Page 85
  • « Tous les jours, en début de soirée, je devais me rendre chez dame Patience. Elle et Brodette prenaient ces visites très au sérieux ; aux yeux de Patience, j’étais entièrement à sa disposition, comme si j’étais encore son page, et elle ne se gênait pas pour me demander de copier un antique manuscrit sur son précieux papier de roseau, ni pour exiger de constater mes progrès dans la pratique de la cornemuse de mer. »  Page 128
  • « A Castellonde, dans la Baie aux Phoques, se trouvait un vieux manuscrit dont Vérité désirait une copie et qui dressait la liste de tous les ressortissants de Béarns qui avaient servi le roi par l’Art, en tant que membres d’un clan ; l’on disait aussi que Castellonde abritait une relique du temps où les Anciens avaient défendu la cité. Subtil voulait me voir partir le lendemain matin pour la Baie aux Phoques, où je devais copier le manuscrit, examiner la relique, après quoi je reviendrais lui faire mon rapport. »  Pages 135 et 136
  • « Ses bibliothèques étaient à ma disposition, ainsi que les services de son scribe subalterne. Sa dernière fille, Célérité, partageait même sa timide société avec moi et je l’entretenais du manuscrit qui m’amenait chez son père, agréablement étonné de l’intelligence dont elle faisait preuve et de la discrétion avec laquelle elle la manifestait. »  Page 139
  • « Le repas se poursuivit sans incident, des ménestrels chantèrent, et je passai les jours suivants à recopier le manuscrit destiné à Vérité ; je vis également la relique des Anciens, qui ne m’évoqua rien tant qu’une fiole de verre constituée de très fines écailles de poisson. »  Page141
  • « Je pris en bandoulière mes fontes qui contenaient les manuscrits laborieusement recopiés et me mis en route vers le château. »  Page 147
  • « Il me demanda ensuite si le duc Brondy de Béarns paraissait en bonne santé et content de la paix qui régnait en son duché ; je répondis que c’était le cas à mon départ, et Subtil hocha la tête. Puis il voulut voir les manuscrits que j’avais copiés ; je les déroulai devant lui et il me complimenta pour l’élégance de mon travail. Il m’ordonna de les porter à la salle des cartes de Vérité et de veiller à ce que le prince les sût là. Avais-je vu la relique des Anciens ? Je la lui décrivis en détail. Pendant ce temps, le fou, perché sur les pierres du foyer, nous observait en silence, telle une chouette. Sous son œil vigilant, le roi termina sa soupe et son pain tandis que je lisais tout haut le manuscrit. Après la dernière bouchée, Subtil poussa un soupir et se radossa. « Eh bien, voyons ton œuvre », me dit-il ; interloqué, je lui tendis à nouveau les rouleaux. Encore une fois, il les étudia soigneusement, puis les réenroula. « Tu as le coup de pinceau gracieux, mon garçon, fit-il en me les rendant. C’est bien calligraphié, c’est excellent. Porte-les à la chambre aux cartes de Vérité et veille à ce qu’il le sache. »  Pages 163 et 164
  • « On peut apprendre certaines choses d’une page de livre, mais il est des savoir-faire qui s’acquièrent d’abord par la main et le cœur, et ensuite seulement par la tête. J’en suis convaincu depuis que j’ai vu Congremât mettre en place le bloc de bois en forme de poisson – d’où il tire son nom – dans le premier navire de Vérité ; son œil avait vu cette pièce avant qu’elle n’existe et il avait ordonné à ses mains de créer ce que son cœur connaissait d’avance. Voilà qui est impossible à apprendre d’une feuille de papier. »  Page 200
  •  « Du coup, Vérité s’absentait d’autant plus de Castelcerf et Kettricken, lorsque j’allais la voir, était plus abattue que jamais. C’est en vain que je lui proposais livres et sorties ; elle passait le plus clair de son temps assise à son métier à tisser auquel elle touchait à peine, chaque jour un peu plus pâle et apathique. »  Page 228
  •  « Alors, réponds à celle-ci : Qu’est-ce qui a des ailes dans le manuscrit de Subtil, une langue de feu dans le livre de Vérité, des yeux d’argent dans les vélins de Rell et des écailles d’or dans ta chambre ?
    – C’est une devinette ? »
    Il me regarda d’un air navré. « Non ; une devinette, c’est ce que je viens de te poser. C’est un Ancien. » » Page : 229
  • « Et les Anciens ? demandai-je enfin.
    – C’est une énigme d’un autre genre. A l’époque où remontent les documents que nous avons sur eux, les Anciens étaient monnaie courante ; c’est ce que je suppose. Tu aurais le même problème si tu te mettais en quête d’un manuscrit expliquant précisément ce qu’est un cheval : tu en trouverais d’innombrables mentions, dont quelques-unes sur l’art de ferrer ou sur le pedigree de tel ou tel étalon. Mais qui parmi nous verrait l’intérêt de consacrer son temps et son énergie à décrire un cheval sous toutes ses coutures ?
    – Je vois. »  Page 264
  •  « Il y a une petite armoire dans ma chambre, dit-il d’une voix lente. J’y ai réuni tous les manuscrits que j’ai pu trouver où l’on parlait, même fugitivement, des Anciens. Il y en a d’autres sur l’Art ; tu as la permission de les consulter. Demande du bon papier à Geairepu et note tout ce que tu découvriras. Cherche des schémas, des relations dans tes notes et apporte-les-moi, disons tous les mois. »  Page 264
  •  « Je pris une brassée des manuscrits que renfermait l’armoire ; il y en avait plus que je ne m’y attendais. Je les rapportai dans ma chambre et les déposai sur mon coffre à vêtements, puis préparai du feu et jetai un coup d’œil à mon pansement au cou. »  Page 275
  •  « J’ajoutai du bois sur le feu et triai les manuscrits, couverts d’une écriture en pattes-de-mouche et d’illustrations passées. »  Page 276
  •  « Je n’étais plus, pour tout le monde, qu’un outil ; restait-il quelqu’un qui s’intéressât à moi, à moi personnellement ? Brusquement, je ne me supportai plus ; je posai le manuscrit que j’étudiais et sortis. »  Page 276
  •  « Nous n’avions eu aucun contact depuis la chanson moqueuse qu’il m’avait infligée. Cependant, penser à lui me remit ses paroles en mémoire et, revenu dans ma chambre, je feuilletai à nouveau les manuscrits de Vérité. Au bout d’un moment, je sentis l’assoupissement me gagner : même diluée, la dose de valériane dans mon thé restait forte et la léthargie m’envahissait. Je repoussai les rouleaux, qui ne m’avaient rien appris de neuf, et réfléchis à d’autres possibilités. »  Page 316 et 317
  •  «  Je m’éveillai. J’étais à plat ventre dans mon lit au milieu des manuscrits éparpillés. »  Page : 318
  •  « N’ayant pas prévu de dormir, je n’avais pas verrouillé la porte. Je restai immobile en me demandant qui entrait chez moi aussi discrètement dans l’espoir de me surprendre. A moins qu’on pensât trouver ma chambre vide, qu’on en eût après les manuscrits, par exemple ? »  Page 318
  •  « Je demeurai sans bouger, les yeux clos, et la laissai approcher de mon lit. J’entendis une exclamation étouffée de désapprobation suivie du bruissement des manuscrits qu’elle rassemblait, puis déposait sur la table. D’un geste hésitant, elle me toucha la joue. »  Page 318
  •  « J’atteignis enfin ma chambre, m’y faufilai et refermai résolument la porte derrière moi. « Déjà de retour ? » Le fou était accroupi près de la cheminée au milieu d’un demi-cercle de parchemins. Apparemment, il était en train de les classer.
    Je le considérai sans pouvoir cacher ma consternation. Et soudain la colère me prit. « Pourquoi ne m’as-tu pas averti de l’état du roi ? » Un instant, il examina un manuscrit, puis le posa sur le tas à sa droite. »  Page 344
  •  « – Cela t’effraie ? Moi, cela m’épouvante. Toi, au moins, tu auras un autre roi quand celui-ci aura été soufflé. » Il jeta encore un manuscrit sur la pile.
    « Comme tout le monde, observai-je. »  Page 344
  • « Mon roi s’achemine vers la meilleure partie de la journée, pour lui. Je serai à ses côtés pour l’aider dans la mesure de mes modestes moyens. »
    Il sortit d’un pas précautionneux de son enceinte de manuscrits et de tablettes. »  Page 345
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