4 étoiles, A, N

L’assassin royal, tome 03 : La nef du crépuscule

L’Assassin royal, tome 03 : La nef du crépuscule  de Robin Hobb

Éditions BAAM; Publié en 2010; 412 pages

Troisième tome de la série L’assassin royal. Il s’agit de la deuxième moitié du livre paru initialement en 1996 sous le titre « The Farseer Trilogy, book 2 : Royal Assassin ».

La nef du crépuscule

Malgré les efforts de Fitz et de Vérité pour défendre le royaume, les Pirates continuent de ravager le pays. Constatant son impuissance, Vérité décide de partir à la chercher des Anciens. Selon la légende, ils sont les seuls à pouvoir sauver le royaume. Royal profite de son absence pour prendre le contrôle de Castelcerf. Les finances de l’empire sont au plus bas et il dilapide les fonds en organisant de grands banquets. Alors qu’une attaque des Pirates s’organise, Royal affirme qu’il ne peut pas intervenir par manque de fonds. Kettricken décide alors de partir avec l’armée pour combattre. La bataille est violente mais elle parvient à s’en sortir indemne. Cependant, deux nouvelles gâchent ce succès : des rumeurs courent que Fitz combat avec un loup à ses côtés et que Vérité est mort durant son expédition. Fitz et Kettricken réussiront-ils à sauver le royaume des griffes des Pirates et de Royal ?

Ce troisième tome est plus excitant que le deuxième sans toutefois être exceptionnel. Il y a beaucoup plus d’action, dès le début on est plongé dans les combats navals entre les Pirates et la flotte royale. Les intrigues y sont aussi plus denses et complexes. Dans cet ouvrage, les personnages sont toujours aussi attachants et leur évolution est plus touchante. Particulièrement les relations de Fitz avec Molly et Burrich qui se dégradent et le côté machiavélique de Royal qui devient de plus en plus efficace. L’auteur sait nous rendre les méchants détestables et les bons attachants. Malgré le rythme un peu lent du récit, il faut reconnaitre que l’auteur sait captiver l’attention grâce à son style soigné. La finale est accrocheuse et crève cœur à la fois. Un tome qui s’achève bien et qui met le royaume en déroute. Il invite tout naturellement à enchaîner sur le tome suivant.

La note : 4 étoiles

Lecture terminée le 20 décembre 2012

L’Assassin royal : tome 01, tome 02

La littérature dans ce roman :

  • « Plus tard, je découvris mention du bateau blanc dans un manuscrit qui traitait de vieilles légendes ; là, il s’agissait d’un navire maudit sur lequel l’âme des marins noyés indignes de la mer travaillait pour l’éternité sous la férule d’un capitaine impitoyable. » Page 32
  • « « Un messager est arrivé hier soir, dépêché par le duc Brondy de Béarns. Il apportait les rapports des moissons et d’autres missives semblables, la plupart pour Royal. Mais Célérité, la fille de Brondy, a également envoyé ce manuscrit. Il est pour toi. »
    Il me tendit l’objet, un petit rouleau fermé par un ruban jaune et scellé par un cachet de cire verte. » Page 40
  • « « Elle m’envoie, avec ses salutations, une copie d’un manuscrit qu’elle a trouvé dans les bibliothèques de Castellonde, ou, plus précisément, une copie des parties encore lisibles. D’après l’étui, elle pense qu’il concerne les Anciens. Elle a remarqué l’intérêt que je leur portais lors de ma visite chez son père ; à première vue, selon moi, le texte traite plutôt de philosophie, ou de poésie, peut-être. »
    Je rendis les rouleaux à Subtil. Au bout d’un moment, il les prit. Il déroula le premier et le tint devant lui à bout de bras, puis il plissa le front, eut une expression mécontente et reposa le parchemin sur ses genoux. « Parfois, le matin, j’ai la vue brouillée », dit-il. Il réenroula les manuscrits l’un dans l’autre, avec minutie, comme s’il s’agissait d’une tâche difficile. « Tu lui enverras une lettre séante de remerciement. » » Pages 40 et 41
  • « J’avais envie de me croiser les bras pour calmer leur agitation, mais je les maintins le long de mon corps en essayant de ne pas froisser le petit manuscrit que je tenais. » Page 43
  • « Je la remerciai pour le manuscrit, et puis je lui racontai mon été : l’aviron à manœuvrer sur le Rurisk jour après jour, ma maladresse à l’épée qui avait fait de la hache mon arme ; je lui narrai notre première bataille sans lui faire grâce des détails et lui avouai la nausée que j’en avais ressentie par la suite ; j’évoquai les instants où j’étais resté pétrifié de terreur sur mon banc tandis qu’un Pirate rouge nous attaquait, mais je passai sous silence le navire blanc . » Page 44
  • « C’est à peine désormais si je sentais sa présence ; pourtant, je crus percevoir un tressaillement lorsque Kettricken, occupée à nouer un bout de ficelle autour d’une plante emmaillotée de paille, me demanda ce que je savais des Anciens.
    « Bien peu, ma reine, répondis-je avec franchise, en me promettant encore une fois d’étudier les manuscrits et les rouleaux que je négligeais depuis si longtemps. » Page 58
  • « Allons-y, dans ce cas. Mais… je vous demanderai d’abord de m’attendre devant mes appartements. Je voudrais y prendre plusieurs manuscrits que je tiens à lui montrer ; je n’en aurai que pour un petit moment. » Page 61
  • « Romarin vint se placer auprès de moi, les bras toujours chargés de manuscrits que je soupçonnais le fou d’avoir chapardés chez moi. Mais, tout en expliquant le motif de sa venue à Vérité, Kettricken prit les rouleaux l’un après l’autre, à chaque fois pour illustrer son raisonnement. » Page 63
  • « Le roi Sagesse, vous vous le rappelez peut-être, a été le premier noble des Six Duchés à se présenter chez nous… au pays des Montagnes sans intentions belliqueuses ; c’est pourquoi notre tradition conserve bon souvenir de lui. Ces manuscrits, copies de textes d’époque, parlent de ses actions et de ses voyages à l’intérieur du royaume des Montagnes, et, par conséquent, indirectement, des Anciens. » Page 63
  • « J’étais dans ma chambre, occupé à étudier, bien tardivement, les manuscrits et les tablettes qui s’y trouvaient encore, lorsqu’un page se présenta à ma porte dans l’après-midi. « Vous êtes mandé aux appartements du roi à l’heure suivant le dîner » ; tel fut le message qu’il me délivra. » Page 65
  • « Résolument, je déroulai un des manuscrits sur les Anciens et m’efforçai de le lire, mais en vain : je ne voyais que Molly. » Page 66
  • « Le manuscrit des Anciens tomba de mes doigts sans vigueur ; ma chambre me paraissait soudain suffocante. Je repoussai les tablettes et les parchemins que j’essayais en vain d’étudier et, à l’heure avant le dîner, je me rendis aux appartements de Patience. » Page 67
  • « Je n’avais pas remarqué le page silencieux qui les accompagnait, tout de noir vêtu, les bras chargés de manuscrits et de tablettes. » Page 71
  • « Les manuscrits de Kettricken furent déroulés un à un, et Vérité en lut à haute voix les passages pertinents, après quoi ils étudièrent longuement l’ancienne carte. » Page 74
  • « Néanmoins, il tenait maintenant les manuscrits plus loin de ses yeux quand il lisait et il évitait de lever les bras au-dessus de sa tête pour attraper tel ou tel ustensile. » Page 88
  • « Dame Célérité, je dois vous remercier encore une fois du manuscrit que vous m’avez fait parvenir », déclarai-je gauchement. » Page 145
  • « En milieu de matinée, je fus introduit dans la chambre à coucher de la reine, porteur de quelques manuscrits sur les simples. » Page 307
  • « Elle paraissait à peine mieux que la veille au soir, mais je la saluai chaleureusement et entrepris de lui désigner chaque plante des manuscrits avec moult péroraisons sur les bienfaits de chacune ; je réussis ainsi bientôt à faire fuir la plupart des dames de compagnie et Kettricken envoya les trois dernières chercher du thé, lui trouver d’autres oreillers et récupérer un autre manuscrit sur les simples censé se trouver dans le bureau de Vérité. » Page 307
  • « La reine Kettricken me pria de lui laisser les manuscrits, car son dos la faisait toujours souffrir ; elle avait décidé de se retirer tôt ce soir et peut-être leur lecture l’aiderait-elle à passer le temps avant de dormir. » Page 308
  • « L’âtre était froid, la pièce sentait le renfermé et il flottait une forte odeur de souris ; je formai le vœu que les manuscrits dans lesquels elles nichaient ne fussent pas irremplaçables, bien que j’eusse la quasi-certitude d’avoir transporté chez Umbre ceux auxquels Vérité tenait. » Page 309
  • « Tout ne se passa pas aussi bien qu’il l’avait prévu : le roi Subtil eut un moment d’hésitation, puis regarda d’un air perplexe le manuscrit qu’on lui avait donné à lire ; pour finir, Kettricken prit le rouleau de ses mains tremblantes et Subtil lui sourit tandis qu’elle commençait à lire les mots qui devaient lui fendre le cœur. » Page 333
  • « Cet homme n’existait plus, il avait été arraché à cette pièce ; la pagaille d’un homme actif, le tendeur à bottes, les épées, les manuscrits éparpillés avaient été remplacés par des brûloirs à herbes et des tasses collantes où restait un fond de thé drogué. » Page 337
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