5 étoiles, C

Le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Éditions Le livre de poche no 32245; Publié en 2011; 574 pages

Premier roman de Donato Carrisi paru initialement en 2009 sous le titre « Il suggeritore ».

Le chuchoteur

Cinq petites fosses sont découvertes dans une clairière. Au fond de chacune, un petit bras gauche de fillettes. L’hypothèse de départ de l’équipe du criminologue Gavila est simple, les cinq fillettes ont été enlevées par un tueur en série. Mais chaque découverte, chaque indice mène l’équipe vers des assassins différents. Depuis le début de l’investigation, les enquêteurs ont l’impression d’être manipulés. Ils font alors appel à Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement pour leur prêter main forte. Lorsqu’un sixième bras est découvert, le temps s’accélère car la fillette est probablement encore en vie. Dans le huis clos du quartier général, Gavila et ses agents vont défendre leur théorie que tous les meurtres sont liés. Ensemble, ils devront découvrir où le tueur cache la sixième petite fille, avant qu’il ne commette l’irréparable.

Ce roman est étonnant par l’histoire, basée sur des faits réels et par la maîtrise du sujet par l’auteur. Tout au long du récit, il joue habilement avec nos conclusions en brouillant les pistes. Il nous plonge dans un univers sombre et étouffant mais captivant. L’intrigue est complexe, menée de main de maître et surtout cohérente. Par contre, un surplus d’actions et de rebondissements nous égard un peu par moment. L’écriture est agréable et la lecture fluide. Les personnages ont une réelle profondeur et une complexité qui les rendent attachants. La dimension humaine du récit nous entraîne davantage dans l’histoire. Entre ses personnages torturés, sa logique implacable et ses descriptions macabres de scènes de crime, Carrisi arrive à nous tenir en halène jusqu’à la fin. Malgré ses petits défauts, lire ce roman a été un pur plaisir.

La note : 5 étoiles

Lecture terminée le 6 janvier 2013

La littérature dans ce roman :

  • « Comme si la seule personne qui possédait ce mystérieux pouvoir avait oublié de lui laisser le manuel avec la formule magique avant de s’en aller. » Page 41
  • « L’homme qui se souciait de baptiser tous les tueurs en série qu’il rencontrait ne savait plus comment appeler celle qui avait été sa femme et laissait son fils « dépersonnaliser » sa mère. Comme si elle était un personnage des fables qu’il lui lisait chaque soir. » Page 42
  • « Goran observa sa bibliothèque. Les livres de criminologie, d’anthropologie criminelle et de médecine légale s’offraient à la vue dans les rayons. Certains avaient la tranche damassée avec des gravures dorées. D’autres étaient très simplement reliés. Là-dedans se trouvaient les réponses. Mais le plus difficile – comme il le disait toujours à ses élèves – était de trouver les questions. Ces textes étaient pleins de photos angoissantes. Des corps blessés, meurtris, torturés, brûlés, coupés en morceaux. Le tout rigoureusement scellé sur des pages brillantes, avec des légendes précises. La vie humaine réduite à un froid objet d’étude.
  • Pour cette raison, il y a peu de temps encore, Goran n’autorisait pas Tommy à entrer dans cette sorte de sanctuaire. Il craignait que sa curiosité ne l’emporte et qu’en ouvrant un livre il ne découvre à quel point l’existence pouvait être violente. Pourtant, une fois, Tommy avait désobéi. Il l’avait trouvé allongé comme aujourd’hui, en train de feuilleter un de ces volumes. Goran s’en souvenait encore, il s’était arrêté sur l’image d’une jeune femme repêchée dans un fleuve, en plein hiver. Elle était nue, la peau violette, les yeux immobiles. » Page 43
  • « Le ton sur lequel il dit ces mots, tout comme son sourire obstiné, lui firent comprendre que l’agent Boris était une sorte de Don Juan, convaincu de pouvoir exercer son charme sur toutes les femmes qu’il rencontrait. » Page 56
  • « Contre le mur, des étagères pleines de livres surplombaient un bureau très bien rangé. Debby aimait lire. » Page 155
  • « Debby, malgré son jeune âge, cachait en elle les traits d’une très belle femme, observa Mila. Ses camarades s’en seraient rendu compte trop tard, et se seraient repentis de ne pas avoir su voir plus tôt le cygne dissimulé dans ce vilain petit canard perdu. Mais, à ce moment-là, elle les aurait sciemment ignorés. » Page 155
  • « Mila entreprit donc de fouiller parmi les cahiers et les livres. » Page 157
  • « Elle avait mis son livre d’algèbre dans son sac. C’était sa matière préférée, et ses notes en témoignaient. » Page 169
  • « Dans les manuels de criminologie, il était utilisé pour articuler l’action des tueurs en série, en la sectionnant en des moments empiriques précis qui pouvaient ensuite être analysés séparément. » Page 183 et 184
  • « Des posters de planètes recouvraient les murs et des livres d’astronomie trônaient sur les étagères. » Page 330
  • « Un livre était posé à côté d’elle. La couverture était tournée vers le bas, on ne pouvait voir ni le titre ni l’auteur. » Page 399
  • « — Vous croyez à l’existence de l’âme ?
    En posant la question, Lara caressa le dos du livre posé à côté d’elle. » Page 400
  • « Puis elle prit dans ses mains le livre posé à côté d’elle.
    Faust. » Page 401
  • « Joseph enregistrait tout, comme s’il composait une sorte de manuel avec des notions en tous genres : de comment se préparer un excellent petit déjeuner avec pour seuls ingrédients des œufs, du beurre et du bacon, à comment s’approvisionner en eau potable. Peut-être pensait il que cela pourrait lui servir, dans une nouvelle vie. » Page 428
  • « — C’est ça. Eh bien, ce que ce maniaque a réalisé si magistralement ressemble beaucoup à une petite Apocalypse… Vous savez ce qu’est l’Apocalypse, n’est-ce pas, agent Vasquez ? Dans la Bible, c’est le moment, à la fin des temps, où les péchés des hommes sont révélés pour pouvoir être jugés. » Pages 500 et 501
  • « — Des dizaines de preuves nous confirment que c’est notre homme. Des cahiers pleins de notes sur l’enlèvement des fillettes et sur comment placer successivement leurs cadavres, des copies des projets du système de sécurité de Capo Alto, un plan du collège de Debby Gordon et des manuels d’électronique et d’informatique que Clarisso avait commencé à étudier quand il était en prison… » Page 521
  • « Un inspecteur s’occupait de sortir tous les livres d’une bibliothèque. Un à la fois. Il les prenait, les feuilletait rapidement et les posait par terre. » Page 529
  • « Alphonse Bérenger lisait la Bible et il était athée. » Page 551
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