4 étoiles, S

Les sept jours du talion

Les sept jours du talion de Patrick Senécal.

Éditions Alire; publié en 2007; 333 pages

Cinquième roman de Patrick Senécal paru initialement en 2002.

Les sept jours du Talion

La famille Hamel a tout pour être heureuse. Bruno est un chirurgien respecté, sa conjointe Sylvie travaille à temps partiel dans un refuge pour femmes battues et leur petite fille de 7 ans, Jasmine, est l’amour de leur vie. Un bel après-midi d’automne tout bascule, Jasmine disparait. Après quelques heures de recherche, les policiers découvrent son cadavre. Elle a été violée et battue. Pour Bruno Hamel, c’est l’œuvre d’un monstre qui doit payer pour ce qu’il a fait. Peu de temps après le début de l’enquête, la police arrête un suspect. Croyant que la justice est insuffisante pour lui faire payer son crime, un terrible projet germe dans l’esprit de Hamel. Il décide d’enlever l’accusé et de faire sa propre justice. Il compte torturer « Le monstre » pendant sept jours, puis le tuer avant de se rendre aux policiers pour faire face à la justice. Mais la vengeance sera-t-elle bénéfique pour Bruno ?

Un suspense d’une rare violence. Rien n’est épargné, tout est écrit, tout est ressenti. La description des sentiments est assurément le point fort de ce texte. Avec le père, l’auteur nous plonge dans les pensées et les réactions les plus sombres de l’être humain. Hamel vient chercher en nous le meilleur et le pire car on s’identifie à lui tout en le haïssant à la fois. La composition des personnages est très bien réalisée, on comprend leurs réactions suite à un tel drame. On les voit plonger dans leur propre faiblesse soit dans la rage, la peine paralysante ou la folie. Cependant, le rythme du récit est inégal, il part en flèche avec l’angoisse de la recherche et la découverte de Jasmine. Plus on avance dans l’histoire plus le rythme s’essouffle pour faire place à la violence et la cruauté. Un livre très dur et bouleversant qui fait réfléchir et que l’on referme avec gout amère sur la nature humaine. Attention, un roman à ne pas mettre dans les mains de n’importe qui, âmes sensibles s’abstenir.

La note : 4 étoiles

Lecture terminée le 15 mai 2013

La littérature dans ce roman :

  • « Tandis qu’il marchait vers le policier, il ne cessait de se répéter que ce n’était rien, que le flic avait découvert un livre, un chapeau, quelque chose qui n’avait rien à voir avec sa fille… » Page 5
  • « — C’est quoi, cet accoutrement ? On est dans un James Bond?
    — Je vous ai dit que ça pouvait dépasser le cadre de la légalité » Page 29
  • « Sylvie filmait Jasmine qui, pour l’occasion, lisait un poème qu’elle avait écrit pour son père. » Page 36
  • « Elle tenait une feuille de papier entre ses délicates mains et se balançait d’un pied à l’autre, terminant son poème de sa voix claire, allumée, assurée :
    De tous les papas, tu es vraiment le roi !
    Bonne fête, et je t’aime, mon papa à moi ! » Page 37
  • « Il alla directement dans son bureau, petite pièce pleine de livres au centre de laquelle trônaient un ordinateur et une imprimante. » Page 44
  • « Il sortit et alla dans la pièce qui servait de bureau à Hamel. Un bureau, un classeur, encore quelques photos de famille. Beaucoup de livres, la plupart de médecine mais aussi quelques romans, parfaitement inconnus de Mercure. Et quelques bandes dessinées aussi, entre autres Astérix, Achille Talon ainsi que quelques Mafalda, que Mercure ne connaissait pas. Il prit un de ces derniers, lut quelques gags et sourit. De la bédé sociale et politique, visiblement…
  • Sur le bureau, un ordinateur récent si on se fiait au design. Une pile de livres sur l’informatique, une étagère avec des dizaines de disquettes et de CD-ROM, d’autres appareils que Mercure ne connaissait pas. » Page 108
  • « Après avoir marché dehors un bon moment, il tenta de lire un roman trouvé dans la chambre de Josh, mais sans grand succès. Il était toujours incapable de se concentrer. » Page 176
  • « Les mêmes vestiges de repas que la dernière fois, le même lit défait, le même livre ouvert au salon… Comme deux jours auparavant. » Page 235
  • « En soupirant, il ralluma la lampe et, résigné, prit un livre sur la petite table de chevet : ce n’était pas encore ce soir qu’il s’endormirait rapidement… » Page 254
  • « Sylvie gardait toujours trois ou quatre rubans à cheveux dans ses poches, car Jasmine perdait souvent les siens. Elle avait expliqué à sa fille qu’elles attacheraient des rubans à des branches d’arbre sur leur chemin. Ainsi, elles ne se perdraient pas.
    — Comme le Petit Poucet ? s’était émerveillée Jasmine.
    — Comme le Petit Poucet ! » Page 262

 

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