3 étoiles, H, R

Hunger Games, tome 3 : La révolte

Hunger Games 3 : La révolte de Suzanne Collins.

Éditions Pocket (Jeunesse), publié en 2012, 417 pages

Troisième tome de la trilogie Hunger Games écrit par Suzanne Collins et paru initialement en 2010 sous le titre « Hunger Games : Mockingjay ».

Hunger Games, tome 3

Les 75ièmes Hunger Games se sont terminé par le sauvetage de Katniss par les rebelles. Réfugiée dans le District 13, on lui demande de devenir l’emblème de la rébellion. En échange, elle exige de la Présidente du District, Alma Coin, l’immunité pour tous les vainqueurs des Hunger Games, y compris Peeta. Elle reçoit également le droit de tuer le Président Snow, le chef du Capitole et de Panem lors du soulèvement. Les rebelles devront mettre sur pied un plan pour secourir Peeta ainsi que d’autres tributs capturés par le Capitole. Au prix de grands efforts, ils finiront par les libérer mais le jeune homme a été conditionné afin de voir Katniss comme une ennemie. Tout sera mis en œuvre pour le soigner afin qu’il redevienne lui-même. La souffrance de Katniss est grande durant cette période. Elle assiste à la détresse de Peeta, elle voit des gens mourir pour cette quête et elle en prend toute la responsabilité. Mais les rebelles auront-ils la force et le nombre pour vaincre le Capitole ? Que leur coutera cette guerre en effectif ? Leurs efforts seront-ils suffisants pour faire changer les choses ?

L’intérêt principal de ce troisième tome est les réponses qu’il apporte au lecteur. De plus, il est le tome le plus réaliste des trois. Les affrontements ne sont font plus dans un milieu contrôlé mais dans la population, ce qui est très bien exploité. L’horreur de la guerre est omniprésente incluant les massacres sanglants qui font partie de ce type de confrontation. On ressent la dureté de ce monde. Le personnage de Katniss est beaucoup moins fort que dans les deux premiers tomes et perd de son intérêt. Le point faible de ce tome est l’isolement de Katniss par rapport aux stratégies mises en place pour combattre le Capitole. Comme l’auteur est resté obstinément accroché à la vision unique de Katniss, le lecteur est ainsi brimé d’une compréhension globale des enjeux. Les états d’âme et les incertitudes de Katniss sont répétitifs et sans grand intérêt. L’auteur aurait pu pousser la réflexion plus loin sur plusieurs sujets reliés à une révolution, malheureusement ces filons n’ont pas été exploités. En lieu et place on se retrouve avec la vision d’une adolescente instable qui se morfond sur des sujets futiles considérant la guerre qui fait rage. De plus, cette trilogie finie sans grande surprise, ni sans grand intérêt.

La note : 3 étoiles

Lecture terminée le 17 février 2014

La littérature dans ce roman :

  • « Je franchis le seuil à pas de loup, je rechigne à faire du bruit. Je ramasse quelques souvenirs : une photo de mes parents le jour de leur mariage, un ruban bleu de Prim, le livre familial des plantes médicinales et comestibles. Il m’échappe des mains et s’ouvre sur une page ornée de fleurs jaunes ; je le referme aussitôt. C’est Peeta qui a peint ces fleurs. »  Page 18
  • « Ma mère presse sa photo de mariage contre sa poitrine puis la dépose, avec le livre de plantes, sur notre commode réglementaire. »  Page 27
  • « Il tend la main. Fulvia lui remet un grand cahier de croquis relié en cuir noir.
    — Tu as déjà une idée générale de ce que nous attendons de toi, Katniss. Je sais que tu participes à contrecœur. J’espère que ceci nous aidera à te convaincre.
    Plutarch fait glisser le cahier dans ma direction. Je l’observe d’abord avec méfiance. Puis ma curiosité l’emporte. Je soulève la couverture et je découvre un dessin de moi, solidement campée dans un uniforme noir. Je ne connais qu’une seule personne qui ait pu concevoir cette tenue, purement fonctionnelle au premier regard, et qui recèle pourtant toute la finesse d’une œuvre d’art. La courbure du casque, la découpe du plastron, les manches légèrement bouffantes qui dévoilent des plis blancs sous les bras.  Son crayon m’a transformée en geai moqueur une fois de plus.
    — Cinna, dis-je dans un souffle.
    — Oui. Il m’avait fait promettre de ne pas te montrer ce cahier avant que tu aies pris ta décision. J’ai été tenté, crois-moi, dit Plutarch. Vas-y. Jette un coup d’œil au reste.
    Je tourne les pages une à une, en découvrant chaque détail de l’uniforme. Les couches de rembourrage soigneusement coupées, les armes dissimulées dans les bottes et le ceinturon, la plaque de blindage au niveau du cœur. En dernière page, sous un croquis de ma broche, Cinna a griffonné : Je continue à miser sur toi. »  Page 52
  • « Je croise les bras sur le cahier de croquis et me laisse aller à espérer. C’est sûrement la bonne décision. Puisque Cinna le voulait. »  Page 54
  • « De la porte 3908 s’échappe un bruit léger. Une sorte de gémissement. Comme celui qu’un chien craintif pousserait pour, échapper à une correction, sauf qu’il me paraît un peu trop humain et familier. Gale et moi échangeons un bref regard. Nous nous connaissons depuis suffisamment longtemps pour ne pas avoir besoin de plus. Je laisse le cahier de Cinna tomber bruyamment aux pieds du gardien. À l’instant où il se baisse pour le ramasser, Gale se penche à son tour et ils se cognent malencontreusement la tête. »  Pages 55 et 56
  • « — Et si nous gagnons, intervient Gale, qui sera à la tête du gouvernement ?
    — Tout le monde, lui répond Plutarch. Nous constituerons une république, dans laquelle les habitants de chaque district et du Capitole éliront leurs propres représentants pour parler en leur nom dans un gouvernement centralisé. Ne prenez pas cet air méfiant ; ça a déjà fonctionné par le passé.
    — Oui, dans les livres, grommelle Haymitch.
    — Dans les livres d’histoire, précise Plutarch. Et si nos ancêtres ont pu le faire, il n’y a pas de raison que nous en soyons incapables. »  Page 94
  • « Je m’accroupis dos à la paroi pour regarder ce que Gale a pu sauver dans ma besace. Mon livre sur les plantes, le blouson de mon père, la photo de mariage de mes parents et les affaires personnelles que je rangeais dans mon tiroir. »  Page 158
  • « — Vous allez loin, dis-je. Il n’y a vraiment aucune limite pour vous ? (Ils me fixent tous les deux – Beetee avec scepticisme, Gale d’un air hostile.) Je suppose qu’il n’existe pas de manuel qui stipule ce qui est acceptable ou non en temps de guerre.
    — Bien sûr que si. Beetee et moi suivons le même manuel que le président Snow quand il a ordonné le lavage de cerveau de Peeta, rétorque Gale. »  Page 200
  • « Je m’assieds sur mon lit et tente de me fourrer dans la tête les instructions de mon manuel de tactique militaire, sans trop me laisser distraire par le souvenir de mes nuits dans le train avec Peeta. Au bout de vingt minutes environ, Johanna me rejoint et se laisse tomber en travers de mon lit. »  Page 261
  • « Dans le bureau où j’avais pris le thé en compagnie du président Snow, je trouve un carton contenant le vieux blouson de mon père, notre ouvrage sur les plantes, la photo de mariage de mes parents, le bec de collecte que m’avait envoyé Haymitch, et le médaillon que m’avait offert Peeta dans l’arène en horloge. »  Page 406
  • « Peu à peu, au fil des jours, je reviens à la vie. J’essaie de suivre les conseils du Dr Aurelius, de faire les gestes du quotidien sans réfléchir, surprise chaque fois que je redécouvre qu’ils ont un sens. Je lui parle de mon projet de livre, et un grand carton de feuilles parcheminées m’arrive du Capitole par le prochain train.
    J’ai eu cette idée en regardant notre livre familial sur les plantes. Un ouvrage dans lequel consigner tout ce qu’on ne peut pas confier aveuglément à la mémoire. Chaque page débute par le portrait d’une personne. Une photo, quand on peut en dénicher une. Sinon, un dessin ou une peinture de Peeta. Puis je rédige, de ma plus belle écriture, tous les détails qu’il serait criminel d’oublier. Lady en train de lécher la joue de Prim. Le rire de mon père. Le père de Peeta avec ses cookies. La couleur des yeux de Finnick. Ce que Cinna parvenait à sortir d’un simple rouleau de soie. Boggs reprogrammant l’holo pour moi. Rue dressée sur ses orteils, les bras légèrement écartés, comme un oiseau sur le point de s’envoler. Et ainsi de suite. On colle les pages à l’eau salée et on se promet de mener une belle vie afin que leurs morts ne soient pas inutiles. Haymitch se décide à collaborer, en nous parlant des vingt-trois couples de tributs qu’il a dû assister. Les ajouts se font plus modestes. Un vieux souvenir qui ressurgit. Une primevère mise à sécher entre les pages. D’étranges bribes de bonheur, comme cette photo du fils nouveau-né de Finnick et d’Annie. »  Pages 412 et 413
    « Peeta dit que tout ira bien. Nous sommes ensemble. Et nous avons le livre. Nous saurons leur expliquer d’une manière qui les rendra plus courageux. »  Page 416
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1 thought on “Hunger Games, tome 3 : La révolte”

  1. J’ai beaucoup aimé ce tome ! Et c’est vrai que la saga se finit sans grande surprise, mais je pense que j’aurais été déçue si elle se terminait autrement!

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