4 étoiles, M

Maudit karma

Maudit karma de David Safier.

Éditions Pocket no 14011, publié en 2010, 342 pages

Premier roman de David Safier paru initialement en 2008 sous le titre « Mieses karma ».

Maudit karma

Kim est une animatrice télé célèbre. Pour arriver au sommet de sa carrière tous les coups lui était permis, même les plus déloyaux. Il semble que ça lui ai réussi car elle va recevoir le Prix de la Télévision allemande dans la catégorie « Meilleure animation d’une émission d’information ». Le soir du gala, elle profite du fait que son conjoint soit resté à la maison avec leur fille pour le tromper avec un de ses confrères. Peu après, elle meurt brutalement heurtée par un déchet de la station spatiale soviétique Photon M3. À son grand désarroi, Kim se retrouve dans le corps d’une fourmi. Bouddha lui explique qu’en raison de son mauvais karma, elle a été réincarnée en insecte. C’est ce qui arrive aux humains qui n’ont pas été bons pour les autres. Si elle veut évoluer dans le règne animal pour pouvoir revêtir forme humaine, il lui faudra accumuler du bon karma. Dans sa nouvelle enveloppe, elle assiste à l’incursion de Nina, son ancienne meilleure amie, qui veut prendre sa place auprès de sa famille. Alors commence pour Kim le ballet des réincarnations dans le but de récupérer sa fille et son mari.

Ce roman est très drôle et divertissant. Du début à la fin sa lecture est un vrai plaisir. L’histoire bien que farfelue est très bien écrite et se rapproche du contre philosophique. L’idée de suivre les différentes réincarnations d’un personnage et son évolution comportementale est originale et bien pensé. Les thèmes de l’au-delà et des questions fondamentales de l’existence y sont abordé de façon ludique. Les personnages de Kim et de Casanova sont très attachants. Par contre, celui de Casanova aurait gagné à être plus développé surtout au niveau de son cheminement psychologique. Le but de l’exercice de réincarnation n’est pas juste d’amasser du bon karma, mais d’évoluer. Pour ces deux personnages, cette démarche reste somme toute très superficielle et le volet de l’évolution est éludé. L’écriture et les dialogues sont familiers ce qui procure du réalisme au récit. Malheureusement, le choix de l’auteur pour la fin gâche ce qu’il a construit tout au long du roman. Le manque de vraisemblance de la fin par rapport à l’histoire est déstabilisant.

La note : 4 étoiles

Lecture terminée le 28 février 2014

La littérature dans ce roman :

Dans ce texte il y a un personnage qui est la réincarnation de Cassanova. Les citations sur ce personnage ne sont pas répertoriées ici.

  • « Il aimait parcourir le monde, tandis que je voyageais pour faire plaisir à mon amie Nina. Il adorait Venise. Je trouvais intolérables la canicule, la puanteur des canaux et les moustiques, dignes d’un fléau biblique. »  Pages 27 et 28
  • « À l’instant où il allait toucher mes seins, Alex lui saisit le bras. Il avait surgi de nulle part, tel un chevalier de conte de fées – le genre d’histoire auquel, grâce à mon père, je ne croyais plus depuis un bon moment. Salvatore se planta devant lui, armé d’un couteau, marmonnant un truc en italien que je ne compris pas, mais qui signifiait clairement qu’Alex ferait bien de décamper s’il ne voulait pas avoir le premier rôle dans sa version personnelle de Mort à Venise. »  Pages 28 et 29
  • « Nous aimions les mêmes films (Certains l’aiment chaud. Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, Star Wars) et les mêmes livres (Le seigneur des anneaux, Le petit roi, Calvin et Hobbes), nous détestions les mêmes choses (les profs). »  Page 29
  • « Je revoyais ma douce mignonne se serrer contre moi, le soir dans son lit, parce qu’elle avait peur du sorcier Gargamel, pourtant si nul qu’il n’était même pas capable d’attraper les Schtroumpfs. »  Page 88
  • « Alex arrangea tendrement la couette sur Lilly, puis il se mit à lui lire Fifi Brindacier. Mais, même aux passages les plus désopilants avec Mlle Prysselius, Lilly ne rit pas une seule fois.
    Après avoir lu trois chapitres, Alex éteignit la lumière et se coucha près de la petite jusqu’à ce qu’elle fût endormie. »  Page 110
  • « Au plus fort de sa crise de doute à propos de ses études de biochimie, Alex avait lu un livre sur le bouddhisme. Moi, quand j’étais en crise, je lisais plutôt des livres du genre Mieux s’aimer soi-même, S’aimer encore mieux soi-même ou Ne pensez plus aux autres. »  Page 114
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