4 étoiles, O

Oniria

Oniria de Patrick Senécal.

Éditions Alire, publié en 2004, 185 pages

Roman de Patrick Senécal paru initialement en 2004.

Dave est incarcéré au pénitencier de Donnacona pour meurtre, mais il se victime d’une erreur judiciaire. Afin de prouver son innocence, il décide de s’enfuir avec trois autres codétenus. Mais l’évasion ne se passe pas comme prévue, ils sont vite cernés par les policiers. Ils décident d’aller se cacher chez Vivianne Léveillé, la psychiatre du pénitencier qui habite tout près. Dave espère que cette dernière l’aidera dans sa démarche afin prouver son innocence. Rendu chez-elle, le quatuor fait une violation de domicile mais ce qu’ils découvrent les laisse perplexe. Entre autres, le sous-sol a l’allure d’un « bunker » et héberge huit psychopathes meurtriers cobayes d’une expérience scientifiques. Pris au piège par leurs hôtes, les quatre criminels vont devoir affronter des illusions cauchemardesques et tenter de s’échapper de cet enfer pour survivre.

Un roman fantastique et d’horreur dont le thème principal est les expériences des savants fous. L’histoire est étrange et tordue mais la tension et le suspense sont au rendez-vous. Il est à noter que le niveau de violence dans cette histoire est très élevé. Le personnage principal de Dave est bien présenté, il est attachant et on se met facilement dans sa peau de victime d’erreur judiciaire. Dans ce texte, tous les personnages sont très typés, ce qui limite la confusion entre ceux-ci au courant de la lecture. Par contre, la majorité de ceux-ci sont à la limite de la caricature. L’atmosphère qui règne dans le manoir est surprenante, bien amenée et surtout terrifiante. L’action qui s’y déroule est imaginative et intéressante. L’écriture de Senécal est simple et efficace, il a le don de nous emporter dans son univers. La descente aux enfers et vers l’horreur se fait de façon graduelle et captivante. Malheureusement, les situations et les personnages sont tellement nombreux et grossiers que l’intérêt pour l’histoire s’effrite un peu au cours de la lecture. Bon roman d’horreur, un peu trop chargé mais tout de même efficace.

La note : 4 étoiles

Lecture terminée le 8 juin 2014

La littérature dans ce roman :

  • « La pièce est de grandeur moyenne et tous les murs sont couverts d’étagères, elles-mêmes remplies de livres jusqu’au plafond. »  Page 24
  • « Au centre trône un immense bureau en chêne, sur lequel se trouvent un ordinateur de modèle récent et une imprimante. Un homme est assis derrière, plongé dans un livre ouvert sur le bureau. »  Page 25
  • « Jef le suit, mais Loner s’attarde un moment dans la pièce, va jeter un coup d’œil sur le livre que lisait Zorn. C’est écrit en une langue qui n’est ni du français ni de l’anglais. En fait, ce n’est même pas l’alphabet traditionnel. Il referme le livre pour en observer la couverture. Le titre est écrit dans la même langue incompréhensible. Quant à l’illustration sur la jaquette, elle représente un cerveau humain duquel fuse une série de chiffres dédoublés : des trois, des sept, des neuf, quelques formules algébriques aussi… Au centre du cerveau apparaît le symbole mathématique de l’infini. C’est une illustration plus ou moins habile, non professionnelle. Loner contemple quelques instants le bouquin, les sourcils légèrement froncés, puis lève la tête pour promener son regard sur les rayons autour de lui. Il prend un livre au hasard : un banal bouquin scientifique en anglais. »  Page 26
  • « En fait, il passait le plus clair de son temps à la bibliothèque de la prison et lisait. Pas étonnant de la part d’un ancien professeur. Mais il s’intéressait à des livres si compliqués… Dave avait essayé d’en lire un, une fois, mais après un chapitre il avait abandonné. Lui qui avait quitté l’école à seize ans, le livre lui avait paru trop philosophique, trop intello. Même le titre était incompréhensible, avec ce mot inconnu, « nihilisme » … »  Page 41
  • « Ils se retrouvent dans une salle de lecture de grandeur moyenne, un peu plus petite que le bureau de Zorn, aux murs couverts de livres. »  Page 44
  • « Loner regarde autour de lui : la lampe, les livres… Au plafond, une caméra. Et un autre petit grillage au mur… dont le voyant rouge cette fois est éteint. »  Page 45
  • « La colère revient rapidement sur ses traits et, brusquement, il plaque Vivianne contre le mur, faisant choir quelques livres sur le sol. »  Page 45
  • « Et s’il avait eu assez de culture, il aurait su que celui qui se tient à leur tête, habillé d’une toge blanche, est Néron, l’empereur fou, premier grand persécuteur des chrétiens. Mais Jef ne sait pas tout ça. Il sait seulement que sept soldats munis de lances se tiennent devant lui et que les Romains, si les albums d’Astérix disent vrai, n’étaient pas réputés pour leur esprit pacifique. »  Page 119
  • « Il regarde les rayons de livres, met ses mains sur ses hanches et expire bruyamment. Que cherche-t-il au juste ? Qu’espère-t-il trouver dans cette cave qui le fascine tant, dans cette maison qu’un mystérieux destin a mis sur leur chemin ? »  Page 120
  • « Les livres, la cave, les psychopathes, les rêves…
    Scientifiquement, il y a des trous, a dit Éric. »  Page 121
  • « Le regard vitreux d’Éric remarque enfin le décor. Devant le divan, à quelques mètres, il voit contre le mur une grande bibliothèque au centre de laquelle se trouve la télévision, elle-même entourée de livres et de bibelots. »  Page 131
  • « Au fond de la salle, quatre immenses bibliothèques débordent de vieux livres. À quelques mètres devant elles se dresse une table de bois, recouverte de taches brunes. Et derrière cette table se tient Loner, debout, un livre ouvert entre les mains.
    En apercevant son comparse, Dave relève automatiquement son arme, le visage dur, sentant une bouillante colère l’envahir au souvenir de la mort d’Éric. Mais l’ex-professeur demeure plongé dans le livre qu’il tient. »  Page 150
  • « — Zorn est paralysé depuis plusieurs années, poursuit Loner sans lever ses yeux du livre, comme si son comparse n’avait rien dit. Mais il a perdu ses jambes récemment… Il ne voulait pas nous dire comment… »  Page 150
    « — Ces livres ont l’air passionnant, fait Loner en tournant une page. Dommage qu’ils soient écrits dans une langue inconnue… Sûrement un langage d’initiés…
    Il referme le livre, le dépose sur la table. »  Page 150
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