2 étoiles, E

L’envers du mensonge

L’envers du mensonge de Sherry Lewis.

Éditions Harlequin (Amours d’aujourd’hui), publié en 2002, 279 pages

Roman de Sherry Lewis paru initialement en 2001 sous le titre « That Woman in Wyoming ».

Max Gardner est un chasseur de primes et il traque un malfaiteur nommé Carmichael. Cette recherche l’amène dans une petite ville perdue du Wyoming, Serenity. Pour le retrouver, Max veut mener une enquête parmi les habitants du village et se fait passer pour un promoteur immobilier. Ce faisant, il fait la connaissance de Reagan McKenna, une jeune femme qui vit seule avec ses deux filles et dont le mari policier est mort en service quelques années plus tôt. Max ne peut s’empêcher d’admirer la façon dont Reagan fait passer sa famille avant tout. Ses filles et son jeune frère signifient tout pour elle. Malgré les réticences de Reagan à renouer des liens durables avec un homme, elle invite Max chez elle, et c’est le début de leur liaison. Soudain, Reagan et ses enfants semblent être la famille parfaite pour Max, mais que faire avec son identité inventée. De plus, il découvre que le fugitif qu’il est venu attraper est le frère de Reagan.

Roman à l’eau de rose qui veut se déguiser en roman policier. L’intrigue est somme toute un peu différente des romans Harlequin classiques. Dans ce roman, l’histoire est plus réaliste et plus contemporaine. Ici, pas de beau et riche magna arrogant, pas de rapport amour – haine entre les protagonistes. Les relations entre les personnages sont plus équilibrées et collent plus à notre époque. L’intrigue policière tombe rapidement au second plan pour être remplacé par les aléas des relations entre Max et Reagan et leur histoire d’amour. Les deux personnages principaux sont convenus pour ce style de roman. Elle est belle, intelligente, indépendante et maîtresse d’elle-même. Elle a perdu son conjoint, elle est donc une femme rendue forte par les événements. Lui, il est beau, viril, ténébreux et sans attache. Outre le fait que l’histoire soit purement prévisible, ce livre manque d’inventivité et il n’y a pas de surprise. Un roman à lire si vous n’avez rien d’autre sous la main.

La note : 2 étoiles

Lecture terminée le 27 juin 2014

La littérature dans ce roman :

  • « Donovan, qui philosophait à ses heures depuis qu’il était amoureux, n’aurait pas manqué de lui rappeler la pensée de Pascal : « Le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas, » mais Max n’était pas d’accord. »  Page 74
  • « – Les filles ont fait les lasagnes et je me suis occupée de la salade, dit Reagan tout en se dirigeant vers la salle de séjour.
    Il lui emboîta le pas et découvrit une pièce qui ressemblait en tout pointe à ce qu’il avait imaginé : ordonnée sans être dépouillée, chaleureuse et peuplée d’objets intéressants. Où qu’il portât son regard, quelque chose retenait son attention, de la vieille maisonnette d’oiseaux faite de bardeaux posée sur la cheminée, en passant par la figurine de cristal sur une des étagères chargées de livres, jusqu’au surprenant champignon de cuivre à côté du canapé. »  Page 82
  • « – Tu peux les mettre dans ton sac ? demanda-t-elle. Elles me trient les cheveux.
    – D’accord, mais ne me tiens pas pour responsable si certaines se cassent, prévient Reagan en ouvrant ses mains.
    – Elles ne risquent rien dans ton sac, dit Danielle qui s’apprêtait à rejoindre ses amies.
    – C’est vite dit. Vous m’avez déjà confié deux paires de lunettes de soleil, une montre et un baladeur. Mon sac est plein à craquer.
    – Les sacs des mères me font toujours pensé à Mary Poppins, remarqua Max d’un ton rêveur avant de suggérer en attrapant le sac à dos de Jamie : Pensez-vous qu’il y ait plus de place dans celui-ci ? »  Page 96
  • « La table de la cuisine était embarrassée de livres de classe, une petite musique jouait en arrière-fond, et Max aurait vendu son âme pour une bouchée de ce qui mitonnait sur la cuisinière, embaumant la pièce de senteurs aromatiques.
    Danielle, assise devant ses cahiers fermés, jouait avec le cordon du téléphone et riait. »  Page 115
  • « Reagan, en effet, ayant remué une dernière fois le contenu d’une casserole et baissé le feu, demanda :
    – Est-ce que quelqu’un peut surveiller cela pendant que je vais chercher un livre de cuisine dont j’ai besoin pour le dessert ? »  Page 116
  • « – Avec ou sans Max?
    – Avec. Du moins la plupart du temps, répondit-elle en se dirigeant vers la cafetière. Ça a été toute une histoire pour se préparer ce matin, tu n’imagines pas. Jamie avait oublié des livres dans sa chambre, et Travis ne l’entendait pas frapper. Aussi est-elle venue me déranger trois ou quatre fois pendant que je me lavais et m’habillais. Je n’ai même pas eu le temps d’avaler un café. »  Pages 157 et 158
  • « Reagan vaporisa un peu de produit lustrant sur le poste de télévision et se mit à frotter avec vigueur. En deux jours, elle n’avait pas seulement découpé jusqu’au dernier coupon du dernier magazine, mais elle avait aussi aspiré chaque centimètre carré de la maison, réorganisé le tiroir d’argenterie, lavé tout le linge, repris. Toutes les chaussettes qui attendaient dans leur panier depuis des semaines, remplacé des boutons manquants sur des vêtements dont elle avait presque oublié l’existence. Elle avait également dépoussiéré les livres sur les étagères, fait la chasse aux toiles d’araignées dans les coins les plus inaccessibles et avait néanmoins passé plus de temps qu’elle ne l’aurait cru possible devant les bulletins d’information. »  Page 239
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s