3,5 étoiles, A

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès

 Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc.

Éditions Bibliothèque Électronique du Québec, publié en 2007, 357 pages

Deuxième tome de la série Arsène Lupin de Maurice Leblanc paru initialement en 1908 et comprenant deux histoires « La dame blonde » et « La lampe juive ».

 

Arsène Lupin contre Herlock Sholmès

Dans « La dame blonde » M. Gerbois achète un secrétaire pour sa fille Suzanne. Un inconnu lui offre de lui racheter mais il refuse. Peu de temps après, le secrétaire est volé au grand désespoir de M. Gerbois car il y avait rangé son billet de loterie gagnant. Une proposition est faite par Lupin à M. Gerbois pour partager le montant de la loterie en deux. Peu de temps après, le baron d’Hautrec est assassiné et son précieux diamant bleu est volé. La police piétine dans les 2 cas. Les victimes décident d’appeler le plus grand détective anglais, Herlock Sholmès pour résoudre les 2 enquêtes. Dans « La lampe juive », Herlock Sholmès reçoit deux lettres, une lettre du baron d’Imblevalle lui demandant son aide pour retrouver une lampe qu’on lui a volé et une d’Arsène Lupin lui demandant de ne pas accepter l’affaire proposée par le baron. Sholmès n’en tient aucun compte de la lettre de Lupin et se rend à Paris avec Wilson. M. d’Imblevalle est heureux que Sholmès accepte et l’informe qu’à l’intérieur de la lampe était caché un bijou de très grande valeur.

Ce roman policier met en vedette le plus célèbre cambrioleur français et le meilleur détective britannique, rien de moins. Les affrontements entre ces deux personnages donnent des duels épiques. Par contre, les intrigues manquent de profondeur et quelques fois de vraisemblance comme si l’auteur était tombé dans la facilité. Ces deux textes nous transportent littéralement dans la France du début du vingtième siècle et dépeint un tableau de la société de l’époque. Les personnages bien que caricaturaux sont bien rendus et intéressants. Celui d’Arsène Lupin est très (trop) intelligent, habile à se déguiser et capable de se sortir de tous les impasses. Ceux de Herlock Sholmès et de Wilson sont quant à eux plus des parodies que des caricatures du célèbre Sherlock Holmes et de Watson. Le point fort des textes est l’humour qu’ils contiennent bref une lecture d’été qui passe bien.

La note : 3,5 étoiles

Lecture terminée le 27 septembre 2014

La littérature dans ce roman :

  • « À l’entrée du boulevard Malesherbes, l’automobile était arrêtée, en panne, et M. Gerbois en descendait. »  Page 34
  • « – Et le second client, demanda Folenfant, quelle adresse a-t-il donnée ? – Aucune adresse… « Boulevard Malesherbes… »  Page 34
  • « Mais il ne voulait pas se l’avouer. Non, mille fois non, un homme et une femme ne s’évanouissent pas ainsi que les mauvais génies des contes d’enfants. »  Page 53
  • « Ganimard n’est pas un de ces policiers de grande envergure dont les procédés font école et dont le nom restera dans les annales judiciaires. Il lui manque ces éclairs de génie qui illuminent les Dupin, les Lecoq et les Sherlock Holmes. »  Pages 63 et 64
  • « – Et puis… il y a autre chose… je crois bien que le couteau… celui que je n’ai pas revu la seconde fois… lui appartenait… Elle s’en servait pour couper les pages des livres. »  Pages 66 et 67
  • « – Il est un homme, un seul après vous, selon moi, qui serait capable de combattre Lupin et de le réduire à merci. Monsieur Ganimard, vous serait-il désagréable que nous sollicitions l’aide d’Herlock Sholmès ? »  Page 92
  • « – Vous avez raison, madame, prononça l’inspecteur avec une loyauté qui n’était pas sans quelque mérite, vous avez raison ; le vieux Ganimard n’est pas de force à lutter contre Arsène Lupin. Herlock Sholmès y réussira-t-il ? Je le souhaite, car j’ai pour lui la plus grande admiration… Cependant… il est peu probable…
    – Il est peu probable qu’il aboutisse ?
    – C’est mon avis. Je considère qu’un duel entre Herlock Sholmès et Arsène Lupin est une chose réglée d’avance. L’Anglais sera battu.
    – En tout cas, peut-il compter sur vous ?
    – Entièrement, madame. Mon concours lui est assuré sans réserves.
    – Vous connaissez son adresse ?
    – Oui, Parker street, 219. Le soir même, M. et Mme de Crozon se désistaient de leur plainte contre le consul Bleichen, et une lettre collective était adressée à Herlock Sholmès. »  Page 93
  • « – Herlock Sholmès a dû traverser la Manche cet après-midi et arriver vers six heures. »  Page 97
  • « – Sholmès ? Oh ! j’avoue que celui-ci est de taille. Mais c’est justement ce qui me passionne et ce pour quoi vous me voyez de si joyeuse humeur. D’abord, question d’amour-propre : on juge que ce n’est pas de trop du célèbre Anglais pour avoir raison de moi. Ensuite, pensez au plaisir que doit éprouver un lutteur de ma sorte à l’idée d’un duel avec Herlock Sholmès. Enfin ! je vais être obligé de m’employer à fond ! car, je le connais, le bonhomme, il ne reculera pas d’une semelle. »  Pages 98 et 99
  • « – Arsène Lupin contre Herlock Sholmès… La France contre l’Angleterre… Enfin, Trafalgar sera vengé !… Ah ! le malheureux… il ne se doute pas que je suis préparé… et un Lupin averti… »  Page 99
  • « – Celui-là… pour des raisons personnelles, je préfère… dehors je vous expliquerai..
    – Mais qui est-ce donc ?
    – Herlock Sholmès. »  Page 100
  • « Herlock Sholmès est un homme… comme on en rencontre tous les jours. Âgé d’une cinquantaine d’années, il ressemble à un brave bourgeois qui aurait passé sa vie, devant un bureau, à tenir des livres de comptabilité. »  Page 104
  • « Et puis, c’est Herlock Sholmès, c’est-à-dire une sorte de phénomène d’intuition, d’observation, de clairvoyance et d’ingéniosité. On croirait que la nature s’est amusée à prendre les deux types de policier les plus extraordinaires que l’imagination ait produits, le Dupin d’Edgar Poe, et le Lecoq de Gaboriau, pour en construire un à sa manière, plus extraordinaire encore et plus irréel. Et l’on se demande vraiment, quand on entend le récit de ces exploits qui l’ont rendu célèbre dans l’univers entier, on se demande si lui-même, ce Herlock Sholmès, n’est pas un personnage légendaire, un héros sorti vivant du cerveau d’un grand romancier, d’un Conan Doyle, par exemple. »  Page 104
  • « – Bah ! fit Herlock Sholmès, en froissant le journal, des gamineries ! C’est le seul reproche que j’adresse à Lupin… un peu trop d’enfantillages… La galerie compte trop pour lui… Il y a du gavroche dans cet homme ! »  Page 133
  • « – Destange… Lucien Destange… ce nom ne m’est pas inconnu.
    Ayant aperçu un cabinet de lecture, il consulta un dictionnaire de biographie moderne et copia la note consacrée à Lucien Destange, né en 1840, Grand-Prix de Rome, officier de la Légion d’honneur, auteur d’ouvrages très appréciés sur l’architecture… etc. »  Page 144
  • « Le domestique toisa l’individu auquel il venait d’ouvrir la porte de l’hôtel – le magnifique hôtel qui fait le coin de la place Malesherbes et de la rue Montchanin – et à l’aspect de ce petit homme à cheveux gris, mal rasé, et dont la longue redingote noire, d’une propreté douteuse, se conformait aux bizarreries d’un corps que la nature avait singulièrement disgracié, il répondit avec le dédain qui convenait :
    – M. Destange est ici, ou n’y est pas. Ça dépend. Monsieur a sa carte ? »  Page 148
  • « Il fut donc introduit dans une immense pièce en rotonde qui occupe une des ailes de l’hôtel et dont les murs étaient recouverts de livres, et l’architecte lui dit :
    – Vous êtes monsieur Stickmann ?
     – Oui, monsieur.
    – Mon secrétaire m’annonce qu’il est malade et vous envoie pour continuer le catalogue général des livres qu’il a commencé sous ma direction, et plus spécialement le catalogue des livres allemands. Vous avez l’habitude de ces sortes de travaux ? »  Pages 148 et149
  • « Comme renseignement il savait ceci : M. Destange, de santé médiocre et désireux de repos, s’était retiré des affaires et vivait parmi les collections de livres qu’il a réunies sur l’architecture. Nul plaisir ne l’intéressait, hors le spectacle et le maniement des vieux tomes poudreux.
    Quant à sa fille Clotilde, elle passait pour originale. Toujours enfermée, comme son père, mais dans une autre partie de l’hôtel, elle ne sortait jamais.
    « Tout cela, se disait-il, en inscrivant sur un registre des titres de livres que M. Destange lui dictait, tout cela n’est pas encore décisif, mais quel pas en avant ! Il est possible que je ne découvre point la solution d’un de ces problèmes passionnants : M. Destange est-il l’associé d’Arsène Lupin ? »  Pages 149 et 150
  • « À deux heures, il aperçut pour la première fois Clotilde Destange qui venait chercher un livre dans la bibliothèque. »  Page 151
  • « Très calmement, elle tourna le bouton de l’électricité et livra passage à son père. Ils s’assirent l’un près de l’autre. Elle prit un volume qu’elle avait apporté et se mit à lire. »  Page 152
  • « Dehors, Sholmès s’assura qu’il n’y avait ni automobile, ni fiacre en station, et s’éloigna en boitillant par le boulevard Malesherbes. »  Page 155
  • « Une heure plus tard, l’Anglais fit fonctionner le ressort de sa lanterne et se dirigea vers l’armoire.
    Comme il le savait, elle contenait les anciens papiers de l’architecte, dossiers, devis, livres de comptabilité. »  Page 183
  • « – Voici justement un livre que Mlle Destange m’a prié de lui apporter dès que je mettrais la main dessus. »  Page 186
  • « Dans la rotonde, par la baie grande ouverte, on apercevait M. Destange qui maniait ses livres avec des gestes mesurés. »  Page 189
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s