1,5 étoile, S

Soucoupes violentes

Soucoupes violentes de G. Morris

Éditions Fleuve Noir – Anticipation, 1980, 213 pages

Roman écrit par G. Morris et publié initialement en 1980.

Lorsque Georges a acheté une vielle demeure sur laquelle il était tombé par hasard, il espérait changer sa vie. Il est littéralement tombé amoureux de cette vielle maison à l’abandon et à la pancarte à vendre délavée par le temps. Il veut en faire son nid d’aigle pour peaufiner ses manuscrits afin de les présenter aux éditeurs de Paris. Mais selon les gens du village, cette maison est hantée car il arrive parfois que des phénomènes étranges s’y produisent. Après quelques jours dans sa nouvelle demeure, il descend au village et entend une nouvelle qui attire à peine son attention : des satellites américains et russes qui étaient en orbite autour de la terre ont disparu sans laisser de trace. Mais quelques jours plus tard, son attention est captée par l’annonce qu’un Boeing 747 est disparu en plein vol avec son équipage et les passagers sans laisser de trace lui aussi. Que se passe-t-il dans le monde pour justifier la disparition des satellites et des avions ? Mais il se demande aussi d’où viennent les phénomènes paranormaux dont il est témoins autour de sa nouvelle maison ?

Une histoire à la limite d’une caricature de science-fiction. Le récit présenté a un certain charme, ce n’est pas mauvais, cependant ça manque de rythme. Le début est très lent, trop lent pour vraiment happer le lecteur. En revanche, la fin est intéressante car la motivation qui attire les extra-terrestres autour de la terre est très bien trouvée. Malheureusement, les personnages ne sont pas très attachants car ils sont de vraies caricatures par leurs actions, leurs dialogues et leurs formes, surtout celui de Monika. La super belle fille qui vient frapper à la porte de Georges par hasard et qui satisfait toutes les demandes de celui-ci. De plus, les propos des protagonistes sont très macho et vulgaires. Le lecteur a l’impression de lire un mauvais roman Harlequin à la sauce extra-terrestre. Deux problèmes majeurs pour ce roman, la pauvreté de la construction de l’histoire et un roman qui a très mal vieilli. Malgré ses nombreux défauts, ce roman nous pousse cependant à réfléchir sur les motivations de nos actes et leurs impacts sur les êtres vivants qui cohabitent avec nous sur la terre. Un roman qui semble avoir été écrit à la chaîne qui n’a ni profondeur ni crédibilité dans son histoire.

La note : 1,5 étoiles

Lecture terminée le 1ier novembre 2018

La littérature dans ce roman:

  • « En bas, ils ne m’appelaient plus autrement que le dingue ou le fada ou le connard de là-haut ou Simplet ou n’importe quoi d’autre, selon leur degré de vacherie. »  Page 15
  • « Un Paris qui ne s’était pas montré tendre avec le talent d’écrivain que je pensais avoir et que j’avais, sans doute, mais aucun éditeur n’était allé jusqu’à me donner ma chance… »  Page 16
  • « J’y affirmerais, j’y confirmerais ma personnalité naissante et le jour où je regagnerais la capitale avec mes manuscrits retravaillés sous le bras, Paris n’aurait qu’à bien se tenir… »  Page 16
  • « Ma maison trônait en vitrine, parmi quelques autres : une photo qui ressemblait à celles que les actrices vieillissantes – ou les femmes de lettres – font envoyer aux journaux par leurs agents de presse. »  Page 16
  • « J’appris, simultanément, qu’il s’agissait là d’une « charmante fermette ancienne à rénover, avec nombreuses dépendances susceptibles d’aménagements ultérieurs », et qu’ils en réclamaient plus d’e millions que mes minables travaux de rewriting et de traduction, mes activités de « nègre » ne m’avaient permis d’en mettre à gauche ! »  Page 17
  • « Et moi qui n’ai jamais su marchander, pas même un vieux bouquin aux Puces de Clignancourt, je m’entendais palabrer comme si je n’avais fait que ça de toute ma vie. »  Page 17
  • « Soupant avec lui au restaurant de la place, le soir de la vente, je lui dis que j’étais écrivain – ma façon à moi de voyager dans l’avenir – et rendus loquace par la bonne bouteille que nous venions de boire en semble, il releva :
    – Romancier, hein ?
    J’approuvai, légèrement éméché moi aussi, sans essayer de lui expliquer la différence. »  Page 19
  • « – Savez que vous pourriez avoir raison ? Que cette histoire de bête étrange pourrait être née d’une analogie… d’une assonance !
    – L’habitude de manier les mots…
    Avec un air entendu, un petit geste grand seigneur. Je m’y voyais déjà, dans le haut de l’affiche ! En tête de la liste des futurs best-sellers ! Combien de chefs-d’œuvre n’allais-je pas écrire, dans mon « nid d’aigle » ! Combien de chefs-d’œuvre n’avais-je pas déjà écrits… en rêve ? »  Page 22
  • « Les copains de Paris, d’abord. Qui se chargèrent de déménager mes possessions terrestres, composées de bouquins à plus de cinquante pour cent, et me les amenèrent de la capitale dans un camion loué pas cher à un autre copain d’école devenu transporteur routier. »  Page 23
  • « Je retrouvai, l’espace d’une soirée, les conversations « bien parisiennes » et les potins de ces cocktails littéraires où tout le monde doit obligatoirement démolir tout le monde sous peine, en cas d’abstention de paraître terne et sans esprit. »  Page 23
  • « À noter que j’avais sur quiconque se fût trouvé à ma place l’avantage de vivre mon expérience sur deux plans. Un, je la vivais et m’efforçais de la vivre pleinement. « Honnêtement ». Deux, je me regardais la vivre et j’en tenais le journal de bord, jour après jour. »  Page 26
  • « Bien loin de me desservir, l’éloignement, le temps durant lequel je n’avais donné de mes nouvelles à personne m’avaient apporté une sorte de plus-value! J’étais bon traducteur, c’est un fait. Bon « rewriteur » et bon « nègre ». Mais je n’avais jamais su, ni me faire mousser, ni partir en claquant la porte lorsque les conditions offertes ne répondaient pas à mes espoirs. »  Page 27
  • « Inutile de dire que tout ça possédait infiniment moins d’importance, à mes yeux, que la rédaction de mon chef-d’œuvre ! Je ne savais pas encore si je l’appellerais « La soif absolu » ou « L’expérience de la solitude » ou si je chercherais un titre plus commercial. Plus « putain », De toute façon, il serait publié tel quel ou pas du tout, je n’autoriserais personne à y changer une seule virgule…
    J’éclatai de rire, tout à trac, en m’apercevant qu’une fois de plus, j’étais en train de me raconter de jolies histoires, et de toutes les chimères que je poursuis éveillé, celle-là est ma favorite! »  Page 28
  • « J’imaginai, follement, des hordes de taupes occupées à miner les fondements de la « Jouvenette »… « Les oiseaux » du père Hitchcock, transportés dans le domaine des espèces rampantes et galopantes… »  Pages 31 et 32
  • « « Se matérialiser » est un verbe abusivement employé, dans la littérature d’action, par des romanciers au vocabulaire au vocabulaire emphatique, pour traduire des faits, des gestes d’une extrêmes vivacité, trop rapides pour que l’œil pût les suivre. « Le pistolet se matérialisa dans son poing » et autres balançoires du même genre. »  Page 58
  • « Je le laissai profiter au maxi d’une expérience dont la rareté faisait la valeur et prêtai l’oreille aux conversations qui s’entrecroisaient autour de nous. Les provinciaux ont en général le verbe assez haut, surtout à mesure qu’on descend vers le midi de la France. On se serait cru dans le plus parisien des cocktails littéraires! »  Page 69
  • « Je pressai la touche « Eject » et sortis la cassette. Elle paraissait intacte. Je la remis dans le bidule, enfonçai la touche « Recording » et récitai n’importe quoi, je crois que c’étaient les premiers vers d’une fable de La Fontaine. »  Page 99
  • « Je travaillais régulièrement à mon futur bouquin, sans négliger pour autant ls boulots alimentaires. »  Page 122
  • « J’avais mon bouquin qui prenait forme et pompait la majeure partie de mon énergie. »  Page 125
  • « Comme dit, je n’étais pas « dépaysé ». Ouvrage et films de science-fiction aidant, l’image que je voyais était par trop « familière ». N’est-ce pas là, du reste, le plus beau compliment que l’on puisse faire à cette « littérature de l’avenir »? Le jour où les fameux « petits hommes verts », sous quelque forme que ce soit, débarqueront sur la Terre, nous serons beaucoup moins pris au dépourvu, grâce à elle… »  Page 128
  • « Cette avance, fusil au poing, ressemblait un peu trop à ce que j’avais vu, au cinéma, dans « La guerre des mondes » et dans « Le jour où la Terre s’arrêta » et d’autres films du même genre. »  Page 129
  • « Mais j’avançais toujours et ne ressentais rien de particulier. Aucun « picotement caractéristique », aucun début de paralysie, aucun symptôme d’aucune sorte. Puisque, faute de mieux, je ne pouvais guère me référer qu’aux expériences imaginaires des héros de science-fiction, je n’éprouvais rien qui rappelât aucune des histoires que j’avais lues… »  Pages 129 et 130
  • « En un éclair, me traversa, une fois encore, le souvenir d’anciennes lectures de romans d’anticipation, avec ce leitmotiv du « subespace » ou de « l’hyperespace » ou de la « brèche dans le continuum espace-temps ». Avec toutes ces descriptions rocambolesques, parfois effrayantes et parfois alléchantes, parfois supplice et parfois nirvana, du passage dans un univers parallèle ou d’une « dimension » dans une autre… »  Page 141
  • « – Mais enfin, nous avons vécu ces choses…
    Je haussai les épaules.
    – Exact ! Donc, pour nous, elles existent. Je crois que c’est Robbe-Grillet qui a écrit quelque part : « Une explication, quelle qu’elle soit, ne peut être qu’en trop face à la présence des choses. » C’est tout le problème de la littérature, Monika. Imagine que tu tournes un film. Tu as besoin d’un certain objet, dans une scène, il te suffit de la planter dans le décor. Il est là, point final ! Essai de décrire la scène, dans un roman. Tu dois nommer l’objet et s’il est insolite, l’attention du lecteur se braquera dessus, aussitôt, même si c’est exactement le contraire de ce que tu désires… alors qu’à l’image, donc à plus forte raison dans la réalité, la présence de l’objet comporte en soi sa propre justification ! »  Page 148
  • « J’étais content de moi, je me prenais pour Superman, c’était bon pour ce que j’avais et donnant donnant, je leur devrais au moins quelque chose… »  Pages 172 et 173
  • « Par un assez joli tour de passe-passe, agents et spécialistes présents en permanence ou de passage à la Jouvenette devinrent instantanément des « occultistes », la « bestiole », un vampire – à nous, comte Dracula – et l’affaire, une « banale histoire » de poltergeists et de maison hantée. »  Page 175
  • « – James Bond, les gadgets, les pépées… c’est pas notre blot ! Notre boulot non plus, d’ailleurs… Tout ça, c’est le cinoche romantique auquel on croit un peu, quand on est jeune et con… mais au fond, qu’est-ce qu’on est ? Des flics. Des fonctionnaires… Qui se débrouillent pas trop mal, quand même, puisque tous ces jobards guettent toujours les fantômes et pas les soucoupes ! »  Page 176
  • « – D’où vient que tu me fasses ces confidences ? C’est pas top-secret, ça aussi ?
    – Tu penses bien que je parle pas sans autorisation ! Je commence à bien te connaître et toi qu’as envie de sortir un best-seller, tu pourrais te laisser tenter par la pub. Mais fais pas ça, fils, ou pas encore… »  Page 177
  • « J’aurais tout donné pour qu’elle soit là, pour que les événements dont cette maison maudite avait été le cadre n’aient jamais eu lieu et simultanément, j’en bénissais les murs d’avoir su héberger, durant des mois, ce paradis qui faisait aujourd’hui mon enfer. Ne me l’avait-on accordé que pour me le reprendre ? Je n’avais pas la philosophie du prophète Job et de ses collègues bibliques ! J’en aurais demandé raison à Dieu en personne, si j’avais pu le rencontrer face à face…
    Je m’aperçus, soudain, que mon cœur cognait à tout rompre, dans ma poitrine oppressée, et que répartis à travers la pièce, les dormeurs s’agitaient dans leur sommeil. L’un d’eux gémissait à voix haute. James Bond ou pas, ces gaillards étaient tout de même censés ne pas être des femmelettes effrayées par leurs cauchemars… »  Page 179
  • « Mon univers vacillait. Patate avait parlé de « science-fiction », la veille. Moi aussi, j’avais lu pas mal de science-fiction. Des histoires insensées où l’un des personnages créait, sans le vouloir, des situations insolites. Juste en y pensant. Et d’autres histoires où les vœux, les souhaits exprimés se réalisaient, comme dans les contes de fées qui n’étaient, finalement, que des histoires de science-fiction où la magie tenait la place des technologies avancées ! Les citrouilles changées en carrosse et le crapaud en prince charmant. Abracadabra. Que la lumière soit et la lumière fut. »  Page 184
  • « Monika lisait dans mon esprit à livre ouvert. »  Page 195
  • « Je ne savais même plus si Monika me parlait ou si, pour gagner du temps, elle implantait directement certaines notions difficiles dans mon cerveau ouvert devant elle comme un livre aux pages presque blanches… »  Page 200
  • « Rares étaient toujours ceux qui, après Teilhard de Chardin et avec les nouveaux gnostiques de Princeton, Jean Charon, Rémy Chauvin, Costa de Beauregard et j’en passe, commençaient à réintégrer l’esprit dans la matière…
    Pour Monika et les siens, la « bionique » avait toujours été la science souveraine. Ils n’avaient jamais séparé l’esprit de la matière, ils avaient toujours sur que « l’esprit », la « lumière nouméenne » de notre bon vieux Newton, était présente dans cette « unité porteuse de psychisme universel » indifféremment nommée éon, holon ou… électron. »  Page 201
1,5 étoile, I, R

Ravenloft, book 7 : I, Strahd. The Memoirs of a Vampire

I, Strahd: The Memoirs of a Vampire de P.N. Elrod

Editions TSR (Ravenloft); Publié en 1995; 310 pages

Roman de Patricia Nead Elrod paru initialement en 1993.

Lord Strahd est un grand seigneur de guerre qui a libéré la Barovie il y a plusieurs années. Cependant, cela fait 15 ans que le seigneur ne donne plus signe de vie. Il reste reclus dans son château depuis le massacre de sa famille un peu avant la cérémonie de mariage de son frère. Le professeur Van Richten pense qu’en fait Strahd est devenu un vampire et qu’il est en hibernation Pour confirmer son hypothèse, Van Richten rassemble son courage et pénètre au cœur du château. Alors qu’il fouille les pièces du palais, il se retrouve dans la bibliothèque et repère un ouvrage écrit de la main même du seigneur des lieux. Il s’agit ni plus ni moins des mémoires du vampire qui règle sur la Barovie. Il découvre comment le destin s’est amusé avec Strahd. Malencontreusement, il est tombé amoureux de la fiancée de son frère. Pour la conquérir, il signa un pacte avec la mort qui est vite devenu un marché de dupe.

Ce roman est loin d’être un chef d’œuvre. Sa lecture a été faite sans joie et sans surprise. Le scénario n’est pas mauvais en soi, mais les personnages manquent cruellement de profondeur et de charisme. Cette adaptation donne l’impression d’une redite, pas forcément heureuse, du roman Dracula de Bram Stoker. Les caractéristiques vampiriques évoquées sont classiques : la transformation en chauve-souris, le besoin de sang, la communication avec les loups, etc. Le tout est écrit avec une absence totale d’originalité. De plus, la thématique de l’amour maudit est abordée de façon simpliste. Cette lecture peut être divertissante pour les plus jeunes (10-12 ans), elle initie au monde des vampires.

La note : 1,5 étoiles

Lecture terminée le 7 septembre 2011

Seizième lecture de mon défi 26 livres – 26 auteurs édition 2011

La littérature dans ce roman :

  • « If not the true heart of the place, the chamber was certainly a vital organ. Each high wall was covered with books – hundreds, thousands of them, more than Van Richten had seen in one place in his fifty-odd years of scholarly life. The yellow glow of his lantern picked up the sheen from well-oiled leather covers and gilt, titles, the occasional flash of a gem, and the dull face of a tome so ancient that no amount of care or restoration could revitalize it. But the outer shell hardly mattered; it was what lay inside that was important.
    Van Richten breathed in the books’ scent and felt his heart begin to race a little. If the monster had a weakness, and they all did in one form or another, perhaps it would be found here. As a man might be judged by the books he reads, so might a clue be revealed in the neat ranks of titles that marched up the walls. » Pages 2 et 3
  • « Perhaps Strahd’s dark magics could not last through his years of quiescence. But Van Richten was only reasonably certain, which was why he’d allowed himself only one day to investigate. Though he could have spent months poring through the rare books in this room alone, he did not believe in taking unnecessary risks. » Page 6
  • « Even without the implied wealth of the books, the place was a study in opulence. » Page 6
  •  « Who knows what damage could be done to the fragile volumes by the gentle onslaught of dust, worms, and nibbling rats? » Page 8
  •  « A great book and some sheaves of paper covered with writing lay on the table. » Page 8
  •  « Carefully and not a little nervously, he ran his fingers over the fine leather cover of the book. It had an odd texture to it, odd and repulsive, as if it were made form… He yanked his hands away as he realized the source of the unusual leather. Damn the creature. Damn the thing that was capable of such an obscenity. After a moment’s pause to offer a prayer for the soul of the book’s victim, he inhaled a great breath, and reached out again, swiftly opening it. It wasn’t precisely a book, so much as a collection of various folios loosely bound together in such a way that more could be added or removed as needed. Some of the parchment pages were the color of cream, thick and substantial, made to last many, many lifetimes. Other pages were thin and desiccated, positively yellow from age, and crackled alarmingly as he turned them over. There were no ornate illuminations, no fussy borders, only lines of plan text in hard black ink. The flowing handwriting was a bit difficult to follow at first; the writer’s style of calligraphy had not been in common use for three hundred years. No table of contents, but from the dates it looked to be some kind of history. … He caught his breath. By all the good gods, a personal journal? » Pages 9 et 10
  •  « “Find some pretty flower, and if the gods are smiling, within nine moons you’ll be hording your own immortality in those two hands. Much better than a sword, and far more magical than anything you’ll find in all those books you’ve collected.”
    I looked hard upon the books now. Despite the rough-and-ready world of camp life, I’d managed to assemble and preserve quite a number of them. Not as many as I would like; there was room on the empty shelves of my library to hold five times as many volumes as I presently possessed. » Page 92
  • « As the harsh months of winter made outside activities less attractive, I spent more of my free time in the study, going through my books. » Page 110
  • « Some spells were easy enough to master, others were quite incomprehensible. Those I did understand were useless in regard to my situation; nonetheless, I broke open each book in its turn and went through it page by page in hope of finding something.
    Human desires being what they are, one would think the ritual for casting a love-spell or creating a love-philter would be more common, but my books were bereft of such things, except for a single short treatise on the subject. The writer’s conclusion that love was a force that could not be successfully reproduced by magical methods struck me as being inanely smug. I tore the page out and summarily tossed in into the fire.
    “Burning books for warmth, my lord?” » Page 110
  • « Having raised a brief smile form me, he nodded at the clutter on my table. “Another magical project?”
    “Something like that.”
    “I turned up five new volumes for your book collection. Cost more than a few coppers, I can tell you. There’s not such change left in that purse you gave me.”
    My eyes snapped up. “If they have true spells of the Art in them it doesn’t matter.” Alek had standing orders to buy any books concerned with magic for me, and he carried a generous supply of gold to pay for them. » Page 116
  • « The books Alek had brought back six moons ago had proven to be highly unusual and uncommonly advanced. Most of the lore in them was quite incomprehensible and that which I did understand was … dark. I suspected that the original writer of the books had participated in a number of ceremonies that would have met with disapproval from most of the magically talented. » Page 127
  •  « I bent over my book and tried to draw sense from it once again. Two of the candles succumbed and went out at the same time, casting the page in darkness just as some of the words were becoming clear in my mind. Impatiently, I grabbed up the book to take it to better light. The pages were stuck together now, probably by some errant blob of wax. I parted them. Carefully. The words – suddenly crystalline – jumped out at me. A Spell for Obtaining the Heart’s Desire. Gods, why couldn’t I read these books a hundred times. » Page 128
  •  « I wanted to slam other things, break them, tear them apart, tear the whole keep apart starting with my idiot’s collection of magical studies. Blindly, I scrabbled for the offending volume. I’d begin with it. “That’s a very old book. You should handle it more carefully” » Page 129 à 131
  •  « When that happened, I left off my search for the night and carried the body away to my working room. There, by methods set down in detail in my books, I was able to put new life – of a sort – into it. » Page 191 et 192
  •  « I’d learned from books of necrological lore that running water was no friend to me, but could only really be harmful if I were foolish enough to let my heart be immersed. » Page 218
  •  « There was nothing, not even the promise of finding Leo’s spellbooks, that could persuade me to enter that hideous trap again. The fellow emerged with an armload of scrolls and tomes, some of which bore protective holy signs. » Pages 256 et 257
  •  « Lazlo Ulrich, Burgomaster of the Village of Berez of Barovia, understanding that Lord Strahd has a keen interest in any and all tomes relating to magic, wishes to make known to his lordship that he has some volumes, recently discovered, for sale. Lord Strahd is most welcome to come view the books, or, if he desires, they can be brought to Castle Ravenloft for his expert inspection….If they were spellbooks, I wasn’t about to trust them to anyone’s care but my own and resolved to travel to Berez myself. » Pages 270 et 271
  •  « “I am here to look at the books on behalf of Lord Strahd,” I told him, wanting to make my visit as brief as possible. “If you still have them.” … Best for me that I not appear too interested in his books. … He opened a decrepit old trunk to reveal a stack of equally decrepit tomes and ancient parchments. … “Thaumaturgic studies?” I absently suggested. He was impressed. “Yes, that’s it. Well, I couldn’t make head or tail of the writing, so I took them to Brother Grigor, and he said they were magic books. » Page 272 et 273
  •  « “But what about the books, your lordship?” he asked. I gave him a small bag heavy with gold. “This is the first payment, I shall return tomorrow evening with the rest. They are Lord Strahd’s property now. As you value your life, keep them safe.” » Page 280
  •  « It was with much relief that I turned over the last payment, gathered the books and papers, and left. » Page 287
  •  « No doubt some of the gold from the books had found its way to Brother Grigor, assuring the easy revocation of the adoption and issuance of marriage banns, instead. » Page 288
  •  « I’d pored through every book on magic I could lay hands on and found nothing to help me understand the nature of my prison or how to leave it. » Page 306
  •  « Van Richten turned the page and found the next to be completely blank. He flipped through the remaining pages of the folio. Nothing. » Page 308