2,5 étoiles, A

Allan Quatermain

Allan Quatermain de Henry Rider Haggard

Éditions 10/18, 1991, 359 pages

Roman écrit par Henry Rider Haggard et publié initialement en anglais en 1887.

Allan Quatermain erre comme une âme en peine dans sa maison en Angleterre. Il doit faire face au décès de son fils unique pour qui il a abandonné sa vie d’aventurier en Afrique. Son tendre fils mort dans la jeune vingtaine de la variole contractée en travaillant comme médecin à la clinique des varioleux. Mais que faire dans une maison vide, seul et sans but ? Malgré son âge, une idée lui trotte dans la tête, repartir pour l’Afrique pour reprendre ses explorations. Peu après les funérailles, ses deux compagnons d’aventures, Sir Henry Curtis et le capitaine John Good, se présentent chez lui pour le distraire. Lors de leur discussion, la conversation dévie vers une rumeur selon laquelle il existerait une tribu d’hommes blancs vivants dans une région inaccessible du continent Africain. Ils décident donc d’organiser une expédition ayant comme but de recherche cette tribu. Aussitôt arrivée en Afrique, Quatermain rencontre son ami le chef zoulou Umslopogaas qui décide de les accompagner dans leur expédition pour trouver ce peuple.

Un roman d’aventure qui s’essouffle rapidement. Cette histoire commence tranquillement sur une note triste. Le rythme devient plus dynamique et soutenu lorsque les trois protagonistes décident de partir à l’aventure. Il y a des négociations, des confrontations avec la population locale hostile, la traversée d’une rivière souterraine et tout à coup, plus rien. La deuxième moitié du roman est beaucoup moins intéressante et dynamique. Comme les aventuriers ont atteint leur destination l’auteur nous décrit comme le ferait un anthropologue cette mystérieuse civilisation perdue. L’architecture, les comportements des individus et les interactions entre les membres de la tribu tout y passe. Malgré quelques péripéties, le lecteur a droit à de longues descriptions. De plus, les personnages ne sont pas tous attachants, ni bien construit. Certains personnages sont des caricatures grossières, pas très politiquement correct, tel le personnage du français Alphonse. Le seul personnage qui a de la profondeur et de la substance est celui d’Umslopogaas. Sa vision de la vie est généralement plus solide que celle de ses amis britanniques. Ce roman plonge le lecteur dans le schéma de pensées de l’époque des britanniques qui étaient de conquérants et des colonisateurs. La réaction des protagonistes est somme toute déstabilisante comparativement à notre façon de faire d’aujourd’hui. Une histoire d’aventure qui part en lion mais qui malheureusement s’essouffle rapidement pour tomber dans un texte descriptif.

La note : 2,5 étoiles

Lecture terminée le 7 avril 2019

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